2012

1er octobre.

D8 est une nouvelle chaîne télé qui démarre dans une semaine (au cas où nous en manquions…). Dans le métro la campagne de publicité s’étend sur toutes les lignes RATP, collaboratrice privilégiée des insignifiances de masse. On y voit en gros plan les tronches des mafieux et mafieuses qui vont polluer nos écrans sur un canal supplémentaire : Laurence Ferrari, Guy Lagache, Cyril Hanouna, Daphné Roulier avec sur chaque affiche un slogan faussement rebelle. Le pire d’entre eux étant : Divertir ou mourir. Pourquoi ces embryons d’adultes assument si parfaitement la débilité de notre époque en scandant l’insulte moderne classique ?

 

B.D que j’ai soutenu durant ses frasques avec la doyenne me pourrit aujourd’hui durant un jury. Pas d’amitié possible dans le cadre du travail, cet environnement abject, inutile et vain.

2 octobre.

Le lendemain B.D. venait me parler pour se justifier mais écouter aussi mes arguments ; tout n’est donc pas perdu.

3 octobre

Les médias parlent de Diam’s, cette « chanteuse de rap » qui abandonne la chanson pour se vouer à la religion musulmane. Déjà, qu’on parle autant de cette gueularde écervelée est déjà un scandale, mais qu’en plus cette dégénérée abandonne le rap (l’une des pires créations musicales des trente dernières années) pour la bourca, c’est le summum de la médiocrité actuelle ![1]



[1] . Une semaine plus tard, je me retrouve dans le métro en face d’une jeune femme lisant ce qui semblait être une autobiographie. J’essaie de me pencher pour tenter de lire le titre ou l’auteur mais sans y parvenir. Puis à la longue, j’apprenais que la chanteuse islamiste avait sortie une autobiographie et qu’il existait des gens pour lire cela. J’observais la jeune femme lisant cela, en essayant d’y retirer tous mes a prioris sur elle, mais cela fut impossible.

6 octobre.

Peut-être que La Nuit blanche est l’exemple type de ce que notre époque peut proposer de pire et de plus symptomatique de médiocrité culturelle, d’idéologie festive et de démagogie de masse. En visionnant les quelques images grotesques que la télé nous a proposées, on pouvait voir des jeux de lumières sur des devantures de bâtiments historiques, des œuvres d’art de rues, des manifestations festives, de galeries postmodernes, etc. Le pire étant d’avoir demandé au personnel municipal de Paris de présenter une chorégraphie sur un pont parisien durant la pire nuit de l’année. Le ridicule de ces gens étant mêlé à l’idéologie partagée par la Mairie de Paris. J’ignore les tractations qui ont dû se passer entre la direction et ses moutons : prime de ridicule, rattrapage d’heures, invitation à Eurodisney, obligation festive ou encore bénévolat forcé ! Voir ces dindons se dandiner sous la flotte sur les ponts de Paris en costume « Marie de Paris » et qui sont censés représenter la culture selon ce fumiste de Delanoë et toute sa clic de débiles incultes et postmodernes donne à peu près le niveau culturel et social de la politique municipale en France. En discutant avec une étudiante (26 ans, Master II de sociologie) qui travaille à mi temps dans ma boîte et qui me traite de type blasé, intolérant et borné suite à mon exposé de la Nuit blanche depuis 10 ans, on voit comment ces dictateurs festifs ont su conditionner leur jeune population et permettre à leur cerveau de se satisfaire d’une médiocrité généralisée, de n’avoir aucune espèce de recul devant la gratuité festive et le mauvais goût. Pire d’avoir réussi à leur ramollir le cerveau. Médiocrité acceptée car synonyme de sorties, de fêtes, d’alcool, sous caution culturelle. Et bien sûr, comme les médias collabos le signalent, la dernière Nuit blanche (financée par les impôts de ces mêmes moutons) a été un succès. Il ne sera pas possible de revenir sur ces créations démoniaques : Delanoë est le parfait cynique qui a transformé la capitale en parc d’attraction pour décérébrés festifs compulsifs.

13 octobre.

Richard Millet est invité par Elkabbach dans son émission télé et se félicite d’être le seul à le faire. Il précise qu’aucun contradicteur n’a voulu se mesurer à lui (chose bizarre, Millet n’est pas véhément ni volontairement incontrôlable.). L’interview, comme celle de 1994 avec Mitterrand, est d’emblée biaisée. Ce con de journaleux moralisant fait les questions-réponses sans prendre en compte la réalité et accuse Millet des insultes habituelles : raciste, fasciste, terroriste, etc.. Millet évoque des faits inattaquables mais le gros débile d’Elkabbach reste sur ses postions bien-pensantes et démagogiques en se prenant pour un juge incorruptible. Mais pourquoi Millet accepte de dialoguer avec ce crétin qui pourrit nos ondes depuis 40 ans ?

19 octobre.

Mort de Sylvia Kristel, l’actrice néerlandaise qui incarnait Emmanuelle. Il y a 35 ans, elle rayonnait comme personne puisqu’elle avait osé mettre à nu sa beauté nordique magnifique. Tant de sensualité n’était pas permise. Elle était la femme que tous les hommes en proie au désir voulaient se farcir. Elle meurt flétrie à 60 ans d’un cancer contre lequel elle se battait (déjà en 2004 elle en parlait dans sa passionnante autobiographie) depuis des années.

Ne jamais tenter de se venger des femmes. La nature en les affaissant à petits feux leur propose une fin des plus indignes. Quand ce n’est pas en les massacrant en pleine jeunesse.

Je revois un document datant de 1985 où Kristel était à Paris pour la promotion d’un film. Les images ont 27 ans et pourtant elles datent d’hier. Elle est en pleine trentaine, inaccessible, triomphante, puissante. Deux décennies plus tard et là voilà éjectée du monde terrestre dans une indifférence surprenante. Les médias reprenant le côté « Révolution sexuelle » plutôt que de s’intéresser à la carrière quelque peu chaotique de l’actrice.

Elle écrivait dans son autobiographie parue en 2006 cette phrase d’une belle lucidité : Laissez les lèvres enflées et la porcelaine sur les tables ! La lutte est inutile. On vous retrouvera toujours bien vieillie sous le masque. On vous fera payer le prix fort du désir passé. On ressortira votre extrait de naissance avec vulgarité comme un matricule tatoué. On vous dira que vous êtes bien conservée. On vous raillera dans les journaux, dans votre dos. La vengeance sera collective, inouïe, aussi violente que vous étiez belle.

Rendons lui l’hommage mérité ici:

 

 

27 octobre.

Mariage des homosexuels et adoption en phase d'être votés. Bientôt ces postmodernes acharnés et festifs prendront en otage les médecins pour leur permettre d’enfanter puis d’accoucher.

5 novembre.

A grands renforts de matraquage publicitaires, D8 a fait son apparition. La chaîne qui appartient au groupe Canal n’est rien de plus qu’un espace de médiocrité, de divertissement, et de ringardises dignes de ce que l’on connaît sur la TNT. Mais elle a la mérite de prouver dans son émission Le Grand 8 ce que je pensais des femmes depuis quelques années : la bêtise incarnée. Laurence Ferrari (bourgeoise de droite habitant le 7è), Rosine Bachelot (Ancienne ministre de droite féministe et répugnante), et Audrey Poulvard (Femme de gauche de ministre de gauche, postmoderne, bourgeoise et démagogique) prouvent à chaque minute de leur émission de « bonnes femmes » toute la sottise inhérente à leur sexe débile. A l’image des Maternelles (autre émission gratinée où ça piaille et ça parle entre nanas), mais en pire, toutes les habitudes bouffonnes des femmes urbaines sont exacerbées. Rires potaches, blagues féministes, obsessions de l’apparence, sincérité éradiquée par le pouvoir, pauvres fantasmes pornos, permanence de la séduction, reportages sur les préoccupations des femmes (fric, forme, fesses) ces trois crétines renforcent l’image que j’ai des femmes depuis que je suis en âge de les désirer. Leur nature banale (ambition, fric, voyages, enfants auquel il faut rajouter à présent conquête du pouvoir), leur fonction dominatrice explosent littéralement dans la bouche de ces trois mégères mal pelotées et pitoyables d’inanité. C’est à mourir d’ennui et de terreur. Quant aux chroniqueuses qui viennent renforcer l’aspect médiocre de l’émission, elles sont évidemment belles et désirables, sûres d’elles et faussement romantiques. Merci à vous toutes de montrer aux yeux de tous les mâles en rut la bassesse de votre âme, la vacuité de votre cœur et la vilenie de votre esprit. Si ces mégères étaient jugées pour leurs actes et comdamnées pour dégradation de l’esprit, j’enverrais Bachelot à la potence, j’enfermerais à vie Poulvard, et je pousserais Ferrari à l’esclavage sexuel.

8 novembre.

La Fille du puisatier de Daniel Auteuil. Il était prévisible qu’Auteuil réalise un film digne et très bien écrit. L’époque de Jean De Florette étant pour lui une référence. Tout est calibré, le dialogue, la prestations du réalisateur-acteur, les décors, la dramaturgie pagnolesque ; tout y est : la qualité d’une histoire familiale avec ses traditions (perdues) bien racontée. Mais demeure un problème : Nicolas Devauchelle. Cela fait dix ans que je vois ce type jouer comme un pied ; et pourtant sa filmographie ne désemplit pas. Ce sous-doué de la comédie est d’une nullité à faire peur. Avec Laëtitia Casta (son pendant féminin), il montre à chaque film qu’il est tout sauf un acteur digne de porter ce statut. S’il avait une « gueule » pour contrecarrer son débit incompréhensible, mais il est fade comme la pluie. Les acteurs des sitcoms des années 90 paraissent avoir fait l’ »Actor studio » lorsque l’on voit Duvauchelle dans un film et que l’on cherche une comparaison dans la nullité. On comprend un mot sur deux, il « joue » sans aucune expression, et dit son texte comme un collégien récite La Fontaine, mal et vite.

Comme dans beaucoup d’entreprises privées, on trouve toujours un incompétent pistonné aux prises avec des responsabilités qui ne correspondent pas à sa formation. On croirait Duvauchelle dans le même cas. Qui pousse un cinéaste à embaucher un tel cancre ? Dans le film d’Auteuil, il est au sommet de sa nullité. Son discours est incompréhensible, il enchaîne les mots comme un automate, et son personnage est aussi vide que l’homme qui l’incarne. Comparé à Auteuil qui est encore saisissant dans le rôle du puisatier, le pauvre Duvauchelle a l’air d’un figurant échoué dans un premier rôle. Ce type est un vrai mystère, sa médiocrité de comédien est surprenante. C’est le seul acteur populaire aussi mauvais, toutes générations confondues depuis 80 ans en France. Et bien sûr, il fait l’unanimité chez la gent féminine. Signe supplémentaire de son incompétence.

20 novembre.

Les deux apparatchiks de l’UMP Copet et Fillon proclament en même temps devant les médias leur victoire à la course de la présidence de l’UMP. Jusqu’à très tôt le lendemain, ces deux rigolos persistent et signent puis, après recomptage, Copet l’emporte avec 98 voix d’avance. Mais la réalité n’a de prise sur un politique et Fillon de contester ces chiffres. L’image qu’il faut retenir est la tête de ces deux empaffés ayant le même discours de victoire basé sur du fantasme et voir comment le fantasme de l’un s’est prolongé malgré la réalité tranchante et brutale du scrutin.

22 novembre.

La ligne 5 de la RATP, peut-être la ligne de métro la plus déprimante de ce siècle commençant. Elle m’emmène depuis plus de cinq ans aux endroits de morts que sont ceux de n’importe quel travail imposé avec comme population y voyageant, la misère du social subventionné, du travail au noir, du collégien laid, de la mama Zairoïse et de quelques vieux costards cravates au crâne dégarni et à la frustration sexuelle plaquée en plein front. Depuis la circulation des nouveaux métros il y a deux ans (avec moins de places, qu’elles soient assises ou debout), une voix robotique annonce chaque station et préviens en anglais, espagnol et allemand qu’aux stations gare de l’Est, quai de la Rapée, et Place d’Italie il faut faire attention à la marche en descendant du train. N’en pouvant plus d’entendre ces voix informatiques répéter ces ritournelles en trois langues, je regarde cette fameuse marche pour voir ce qu’elle a de bien dangereuse et je me rends compte qu’elle n’a rien de plus que chaque marche de chaque station. Alors pourquoi cette voix robotique tend à éviter l’accident sur ces trois stations et non sur les 25 autres ? Cela fait partie, je pense du mystère RATP dans sa globalité médiocre et terrifiante de bêtise généralisée.

24 novembre.

Mon manuscrit laissé en mars dernier à Millet n’a pas convenu à l’éditeur. Lui qui se prend pour un écrivain maudit et ostracisé (qui publie 4 livres par an depuis 30 ans), que dois-je dire de mon pauvre cas, écrivain prisonnier des décisions médiocres de stagiaires analphabètes ? Ces empaffés ont envoyé la lettre de refus à une adresse vieille de 6 ans et j’ai dû me déplacer pour voir ce qu’il en était. « Vous avez été refusé et votre manuscrit a été détruit. » me dit la standardiste en 4 secondes, supprimant 6 années de travail et d’espoir en une phrase lapidaire. C’est cela être un écrivain en 2012. Vous êtes annihilé, sans savoir qui a posé ses yeux sur votre œuvre et pourquoi on l’a renvoyée aux enfers. En sortant de la célèbre maison d’édition, j’étais aussi seul que Jésus sur la croix, et j’ai regardé la plaque de la rue Gaston Gallimard en lui demandant : « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».

25 novembre.

Une semaine après les résultats, les deux tyrans de l’UMP se tapent encore sur la gueule pour défier leur concurrent. L’un ne veut pas recompter les bulletins quand l’autre fait une action en justice pour que son rival soit anéanti ! On appelle Juppé le sage pour trouver une solution (comme en 2002 où l’on appelait Sarkosy pour dénouer les conflits) mais le clan Copé rejette ses propositions. Le plus drôle dans cette mascarade politico-journalistique, c’est de voir comment deux êtres semblables politiquement en viennent à se déchirer pour le pouvoir absolu : en effet l’un (Fillon) fut le premier ministre d’un type censé représenter la droite dure quand l’autre (Copet) se réclame de cette même politique, en s’alignant sur l’idéologie sarkosyste (vertus du travail, remise en cause de l’immigration, reprise des valeurs traditionnelles, etc.). Fillon fut l’exécutant d’une politique de droite pure (se voulant pour cette élection être le représentant de la droite centriste) quand Copet se réclamait du Sarkosyme ! La politique est affaire de misère morale. 

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