2012

1er janvier.

Premier jour et premier mort de la course Paris-Dakar (qui ne se passe ni à Paris ni à Dakar). Un motard argentin, déjà victime l’an passé d’un abandon suite à une chute de moto, se tue cette année en ouverture du rallye. 59 morts en tout depuis sa création en 1977 dont l’homme que j’admirais le plus au monde, Daniel Balavoine. A quand la fin du massacre de cette mascarade dont l’esprit africain et mystérieux a totalement disparu ?

 

5 janvier.

Sans trop d’inspiration pour écrire une fiction, la bêtise actuelle est un formidable vivier pour l’écriture. Le débat politico-médiatique qui fait rage actuellement montre à quel point Muray avait raison en parlant des modernes contre les modernes. Il y avait jusqu’à récemment, une dizaine d’années, un antagonisme qui avait le mérite d’être clair entre moderne et conservateur. Aujourd’hui que le conservatisme est mort, voilà les deux clans postmodernes qui s’affrontent à coup de débilités médiatiques ou autres concepts triviaux. François Hollande qui prétend aux plus hautes instances de l’Etat aurait parlé de son rival en le traitant de « salle mec » lors d’un déjeuner avec les racailles du Parisien, et autres torchons définitifs qui polluent l’espace lisible. Déjà on a du mal à avaler cela, comment un type comme lui pourrait lâcher une insulte devant un parterre de requins prêts à l’éventrer dans leurs colonnes  immondes ? Hollande, quelque peu empaffé, aurait fait une imitation de Sarkosy qui l’aurait poussé à dire le juron ! Mais le pire vient des journaleux, l’immonde Christophe Barbier en tête, l’homme-femme à l’écharpe rouge ! Cette espèce de chroniqueur mondain s’indigne de voir à quel point la campagne commence de manière lamentable, qu’à la place de parler du fond, on parle de ces petits mots qui font mouche et permettent d’oublier l’essentiel. Mais le pépère à la coupe de premier de classe devrait réprimander ses propres collègues de la télé qui font tourner en boucle cette « phrase sortie de son contexte !» et ne pas faire sa chronique pédante et peu inspirée sur le fait de ne pas en parler puisqu’en reprochant cela, cet imbécile-heureux ne fait qu’en parler ! Et le lamentable ici n’est pas la campagne (quoi qu’elle le sera comme chaque campagne présidentielle) mais bien lui !  Quelle époque de singes parlants !

 

Et que dire de ce pilote français qui s’est pris une vache de plein fouet lors du Paris-Dakar ? Sur les images, on voit l’homme et la bête allongés l’un à côté de l’autre (D’ailleurs, pour illustrer mon propos, j’ai dû faire une capture d’écran d’un journal télé, ne trouvant aucun cliché dans les médias.). L’homme se plaint de multiples fractures, la bête est inerte. On parle de l’accident, de la chance du motard qui aurait pu y laisser sa peau. Pas un mot sur la vache. J’observe sa carcasse que l’on aperçoit dans le plan filmé où tout le monde se précipite sur le blessé. Sa gueule est figée, quelque peu excentrée par rapport au reste du corps. Et pourtant il semble intact. On ne sait ce qui a tué véritablement l’animal, qui exprime pourtant dans sa dimension de mammifère trépassé, la violence du choc. Sa gueule est quelque peu ouverte et on imagine sa surprise au moment de la collision. Personne ne se tient à ses côtés ; la dignité de l’animal fait encore mal, tué puis laissée dans une solitude inacceptable. Il faut s’imaginer la bête voulant traverser son champ tranquillement et se faire percuter par une moto lancée à 130 km/h et non l’inverse. Elle a été ensuite évacuée, mise dans un sac poubelle et balancée dans une benne. Au nom du sport automobile.

                                     Vache

 

Belle image du drame moderne et de la violence aveugle tout de même avec le type en combinaison mis sur le même plan géographique (et non moral) que la bête accidentée, soutenu par un co-équiper, le paysage désertique, la route poussiéreuse et la moto qui flambe au loin.

 

 

7 janvier.

Dans la rue depuis quelques années, les gens vous bousculent et personne ne se pousse. Vous voyez arriver en face deux ou trois personnes (quelque soit leur âge, du plus petit au plus vieux) prenant la largeur du trottoir, et vous, tout seul, vous devez vous pousser, quitte à aller sur la route, car le groupe ne déviera absolument pas de sa trajectoire. Si vous vous mettez à forcer le passage, vous verrez que ces individus sans éducation ni scrupule préféreront le contact (parfois violent) des épaules que de se pousser. Dans ce cas, il était volontaire et la personne a voulu montrer sa toute puissance minable; dans l’autre cas, la personne, dont le nombrilisme est le moteur premier, n’a pas fait attention à vous, et se retournera sur vous en vous maudissant. Et combien de fois ai-je dit à ces enflés du ciboulot qu’il n'y a que de la place pour deux sur un trottoir et qu’en l’occurrence, étant plusieurs, c’était à elle de se décaler, de la même manière que je me décale quand je suis accompagné… mais allez expliquer cela à notre population actuelle, stupide et haineuse!

 

10 janvier.

La RATP est sûrement l’entreprise la plus stupide, triomphant au premier rang de la liste depuis des décennies. Tout en elle résume nos propos sur la bassesse, le triomphe de la postmodernité et l’obsession du consensus. J’y reviendrais sûrement, moi qui passe des heures dans le métro.

La dernière débilité en date concerne nos nouveaux métros, en circulation depuis cet été sur les lignes 4 et 5. Les ingénieurs ont réussi à faire accepter leur nouveau train par la RATP pour une seule raison. Ils sont moins pratiques que les anciens. Si l’apparence extérieure peut satisfaire les bêtas, heureux de voir du neuf, du moderne et du brillant, les usagers subtils comme moi désespèrent devant ces wagons dont on s’aperçoit en un coup d’œil qu’ils sont moins spacieux que les anciens et qu’ils peuvent contenir moins de voyageurs qu’auparavant. Alors que les fréquentations aux heures de pointes défient en qualité et en nombre les pires convois pour Auschwitz durant les grandes heures de gloire d’Eichmann, les technocrates (pas moins nazies) de la RATP décident de nous programmer sur deux lignes archi bourrées des trains moins importants en terme de surface. Résultat, mêmes aux heures creuses, les pauvres gens sont agglutinés comme des sardines, laissant triompher les gestes d’incivilité quotidiens, les musiques RAP dont on ne peut s’éloigner ou quelques éternuements non protégés qu’on se prend en pleine figure. RATP : Réseau atteint de tubercules postmodernes.

16 janvier.

Je ne pourrais pas revenir sans cesse sur les débiles mentaux du métro parisien, sur ces flans humains qui ne se lèveront jamais devant la foule grandissante et qui s’agglutinent devant elle, même quand paniquée par je ne sais quel attentat, elle les piétinera. Je fais exprès dans ces cas là, de leur ficher mon sac en bandoulière en pleine poire, ou de leur marcher sur les pieds, mais ils ne réagissent pas. Ils sont des sièges eux-mêmes, affaissés, sans vie, ils ne sont qu’un cul collé à la RATP, des maquereaux qui baisent cette pute de RATP ; deux gros sacs en puissance qu’on ne parviendra jamais à déloger. « Pour rien au monde, je me lèverai ». Telle est la devise du cinglé urbain.

D’ailleurs, tout commençait ainsi ce matin sur la ligne 5, 7h35. Pas de métro, pas d’annonce, les gens arrivent en masse sur le quai. 6 minutes plus tard, un métro arrive et la foule entre, déjà confinée comme des bestiaux alors que les pires stations sont à venir : Laumière, Stalingrad, Gare du Nord. Je renonce, préférant arriver en retard (et du coup, ne pas rattraper ces minutes de boulot) plutôt que de voyager comme un déporté heureux d’arriver à sa chambre à gaz et je prends le suivant, déjà plus abordable. Ligne 4, même topo, donc je laisse encore passer le wagon à bestiaux. J’ai gagné 25 minutes de travail en moins. Merci RATP, Ramassis d’attardés, de tarés et de porcs.

La France perd son triple A. le tout relayé par tous les commentateurs de la planète crétine. Je ne sais pas ce qu’est le triple A, je ne veux pas le savoir et c’est curieusement une satisfaction pour moi d’être ignorant sur la question. D’ailleurs sur les affiches des magazines, j’ai mis du temps à me rendre compte qu’on parlait de ce triple A, voyant AAA inscrit.

 

17 janvier.

17 janvier.

Le métro, les couloirs du métro, les portes du métro, ce sanctuaire de la bassesse humaine. En pleine période de gastroentérite, 4 personnes sur 5 (d’après mes statistiques) toussent sans mettre leurs mains devant la bouche (généralement les 15-65 ans), pire, vous expulsent dans les wagons blindés comme en 1942 leurs postillons puants en pleine face, plusieurs fois, dès que la toux revient. Ce matin, sur l’escalator, celui qui me suivait concurrençait celui qui me précédait en éructant, le tout faisant une belle chorale de virus et d’égoïsme poussés à l’excès. C’est simple, le beauf français croit qu’il est seul, quelque soit le lieu qu’il fréquente (rue, bus, ascenseur, supermarché, court de tennis, école, quai, etc.). Ayant attrapé la gastro en 2005 à cause de ce genre de passant, et croyant cette fois mourir tant j’ai craché toutes les entrailles de mon corps en priant Dieu pour que cela s’interrompe, la tête penchée sur la cuvette, la nausée vous prenant jusqu’au cerveau (hospitalisation, traitement de cheval, arrêt maladie), je maudis du plus profond de mon âme ces gros bouseux qui n’ont même pas reçu cela comme éducation primaire. Le respect de son semblable, sensible aux microbes.

 

18 janvier.

Métro ligne 4 8h10 de Gare du Nord à Odéon, le train a stationné cinq minutes à chaque station, et le conducteur, zélé, impliqué dans sa tâche de collaborateur acharné, employé de la pire entreprise française, a hurlé dans son micro : « En raison d’une panne de signalisation à la station Odéon, le trafic est perturbé sur la ligne 4, ce pourquoi nous devons stationner en station. » Puis, alors qu’il redémarre : « Merci d’avoir patienté. » Soit la RATP ne daigne prévenir les usagers de la cause d’un arrêt du trafic, soit elle nous le serine durant 15 stations. Pire, le langage de la RATP : stationner en station qui m’a irrité bien plus que d’attendre compressé entre trois mamies. Crétinisme moral écrit Enzensberger dans Crimes et Politique. Quel terme somptueux pour illustrer nos crétins d’aujourd’hui.

J’apprends que ces empaffés ont déboursé plusieurs millions d’euros pour leur campagne de communication sur la civilité dans le métro en août dernier. La directrice de cette supercherie commente le fait en ajoutant qu’elle a marqué les esprits et qu’elle a entraîné des changements. Que cette communicante arrogante fasse un tour dans le métro histoire de lui faire regretter le plus bas centime dépensé dans ces affiches polluantes.

19 janvier.

Il faut croire que les signalisations sont compliquées à réparer en planète RATP. Même topo ce matin sur la ligne 4. Le conducteur a changé, c’est une conductrice qui a décidé elle aussi de nous rabâcher son discours à chaque station où l’on stationne en station durant 5 minutes. L’enfer postmoderne typique de notre époque. La surenchère d’informations venant masquer l’incompétence de nos services (dont les abonnements dépassent l’entendement budgétaire de nos maigres ménages…)

22 janvier.

Au journal de France 2 est invité peut-être l’un des exemples symptomatiques du crétin universel dont les médias donnent une importance et un éclairage démentiels : Patrick Sébastien. Avant même qu’il prononce son premier mot, il est déjà scandaleux qu’on invite à ce type d’émission un personnage aussi insignifiant, aussi miséreux et sans le moindre intérêt artistique, culturel, politique, social, humain, professionnel et que sais-je encore. Cette espèce de clown tragique involontaire représente le beauf français dans sa plus grande dimension. Polluant l’espace public depuis 30 ans en proposant des variétés abêtissantes et vides, cela ne serait rien sans le discours démagogique qu’il colporte depuis vingt ans. Se prenant pour un rebelle du milieu (alors que ce requin de l’audimat n’a jamais mieux servi ce fameux système en vulgarité, en fric, en spectacle de foire, en ringardises festives, etc.), Sébastien n’a de cesse de prôner les valeurs de tolérance, d’entraide, et de résistance à longueur de temps. Quand on voit la façon dont ce porc se comporte à la télé (la misère de ses sketchs qu’il croit révolutionnaires, la façon qu’il a de s’imposer tout le temps, coupant la parole aux invités qui l’entourent, aimant tout le monde, pérorant plus haut que quiconque veut la ramener, jacassant sans cesse telle une pie en phase terminale, se prenant pour un type incorruptible, etc.), jouant comme il le dit à la schizophrénie de comptoir (ça c’est moi qui le rajoute) quand il se déguise en écrivain improbable (pompant de façon honteuse la blague de Romain Gary, le talent et la puissance en moins) en tenant vainement d’expliquer qu’il aime la complexité des choses (le comique retentissant en fait là, dans le fait de pomper sur les génies et n’ayant comme résultante que du simple divertissement pour débiles), ce saltimbanque comme il aime à se définir est la bêtise personnifiée. L’ego surdimensionné, cet homme d’une banalité confondante est fascinant lorsqu’on l’écoute débiter ses inepties avec un sérieux de circonstance. Flaubert en aurait fait un magnifique personnage de roman. Sorte de grande gueule débile, un grotesque moliéresque qui se gausse d’aimer la littérature et d’être un artiste. Pour finir l’indigente interview menée de main de maître par le non moins démago Delahousse, son camarade de France 2, ce pantin dérisoire raconte l’anecdote suivante : Accrochez-vous, elle vaut son pesant d’or ! Après l’un de ses tours de chant (car le faussaire s’en est aussi pris à la chanson…), Patrick vient à la rencontre de son public et aperçoit une jeune fille (14 ans) en train de pleurer. L’homme au grand cœur lui demande ce qu’elle a, et celle-ci de lui confier que c’est sa chanson Le Petit bonhomme en mousse qui l’a empêchée de se suicider alors qu’elle vivait un moment familial difficile (son père cognant sa mère) ! Il y a des fois où le suicide est préférable à ce type de survie…

25 janvier

Problème de signalisation, ligne 4 16h35.

Hollande essaie de se radicaliser, histoire de rallier quelques bulletins de gauche encore réticents à son égard en scandant lors de son dernier meeting qu’il allait combattre la finance (qu’il définit comme son ennemie en 2012). Hormis l’aspect parfaitement démagogique et bassement électoral de son discours, il ne sait peut-être pas encore que c’est la finance qui aura sa peau de candidat ou de président.

31 janvier.

7h55. En raison d’une panne de signalisation à la station Odéon, le trafic est perturbé sur la ligne 4 dans les deux sens. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

Toujours sur cette formidable ligne. Je suis assis sur une place où il y a quatre sièges. En face de moi mais sur l’autre couloir, un homosexuel d’une vingtaine d’années dans la pure tradition actuelle s’assoit et me regarde en écoutant sa musique. Quelques stations plus tard durant lesquelles j’évite soigneusement son regard (comprenant d’un coup les femmes excédées par le mien et la gêne que cela occasionne), une jeune femme (17 ans ?) trisomique lui tape sur l’épaule et lui désigne le siège du doigt en beuglant deux ou trois onomatopées incompréhensibles. Le désaxé postmoderne ne comprend rien et réagit à peine. La retardée mentale réitère son petit geste quasi affectueux en lui tapotant l’épaule, lui désignant toujours le siège du doigt. L’imbécile heureux se retourne, croyant qu’elle lui montrait une saloperie collée au dossier et qui allait tâcher sa veste branchée du Marais, mais l’homme efféminé ne comprend toujours pas la requête de la débile et lui tourne le dos une seconde fois. Troisième appel, puis un quatrième n’ont toujours pas raison de lui ; je ne peux plus voir un tel spectacle et cède ma place à la jeune fille qui se précipite dessus, épuisée physiquement et surtout mentalement devant la débilité de son semblable. Je me retrouve d’un coup debout comme un con devant l’homo mais ce coup-ci le type ne me regarde pas, satisfait d’être toujours bête et toujours assis. L’obsession du postmoderne : être assis.

 

1er février.

7h55. En raison d’une panne de signalisation à la station Odéon, le trafic est perturbé sur la ligne 4 dans les deux sens. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée

2 février.

7h35 : Mouvement social sur la ligne 5, trafic ralenti.

7h55 : En raison d’une panne de signalisation à la station Odéon, le trafic est perturbé sur la ligne 4 dans les deux sens. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

La RATP a-t-elle pensé depuis quinze jours à faire venir un réparateur de signalisation ? Question on ne peut plus banale mais pas pour la RATP (qui doit s’excuser au moins 100 fois par jour pour la gêne occasionnée !).

 En fait, deux corporations me font vomir : Les journalistes et la RATP. Même les politiques ont plus d’égard à mes yeux !

Ce matin, sur I télé, on disait Sarkosy confiant pour la présidentielle, voyant même Hollande se faire descendre au premier tour. La semaine dernière, on rapportait des propos du même Sarkosy hésitant à se présenter, s’excusant presque de son quinquennat et promettant une retraite loin des médias et de l’agitation du pouvoir. Les journalistes, c’est comme les femmes : Ne jamais prendre en considération la valeur de leur propos puisqu’ils varient selon leur menstruation, leur manipulation, leur états d’âme, leurs absences d’états d’âme.

4 février.

Les journalistes, parlons-en, les plumitifs comme les appelait Muray. En l’occurrence, je ne lis aucune presse, partageant aisément l’idée de Montherlant que la vie est courte et que la perdre en inepties journalistiques est déplacé. Du coup, il m’arrive de regarder les informations du matin sur I-télé. Bien que la publicité soit le véritable programme de cette chaîne où l’on croit que les journalistes qui présentent sont des animateurs de show-télé, en l’occurrence un crâne d’œuf et une blondasse des plus irritants, il m’arrive de tomber sur un sujet d’actualité. En ce moment le froid ! En été, on a le droit à son cortège de reportages débiles sur la chaleur, il était logique que l’hiver apporte son chapitre sur le froid. « Grande vague de froid », « Régions en état de vigilance », bref, ces phrases toutes faites nous montrent qu’il fait froid. On aurait pu ressortir les archives de 1975 ou de 1985, cela reviendrait au même. Ces profonds débiles s’étonnent qu’il fasse -2 en février et les veaux regardent cela avec passion. Quel trésor de vide, quel abysse de bêtise et de beaufferie françaises. Certes la météo passionne ce peuple de singes, mais est-ce la seule raison à ce déballage d’informations climatiques sans le moindre souffle ? Aucun écrivain ne parle du froid. Même Malaparte dans son journal sur l’Ethiopie n’évoque la chaleur qu’une fois ! Mais il n’y a rien à faire, tant qu’il fera chaud ou froid, les costumes-cravates multi-millionnaires continueront de nous parler du chaud et du froid. Et à la manière des saisons, les journalieux accompagneront le climat, obsessionnellement, sans retenue, sous couvert du droit à l’information. Il est si triste de se satisfaire d’entendre qu’une dizaine de journalistes sont encore retenus dans des pays lointains ; au moins ceux là ne nous parleront pas du temps qu’il fait.

6 février.

8h00. Ligne 4. Le type assis à côté de moi tousse sans mettre sa main devant sa bouche. La dame en face de lui le regarde avec le regard de la haine et se protège la bouche avec le col de son manteau. Banalité de l’inéducation individuelle.

16h25 : Ligne 5 ralentie à cause d’une panne de signalisation.

8 février.

Quelle magnifique journée pleine en émotions humaines. Dès 7h45, un type qui tousse la gueule ouverte sur son voisin de devant. Etant, par chance, excentré je me faufile dans mon écharpe fixant la laideur du visage du type éructant durant les 6 stations qui me séparent de la liberté. A côté de moi, le type qui se prend tout en pleine poire est tout aussi bête que son semblable et ne bronche pas. Mais à un moment, quelque chose tombe de sa poche, inquiet il regarde puis se redresse. En me levant, je m’aperçois que c’est un papier, bien inutile de le ramasser, le type le laisse aux hommes et femmes de ménage de la RATP (peut-être les êtres les plus dignes de cette boîte diabolique). En sortant, je vois une grosse mégère africaine se précipiter pour rentrer alors que tout le monde n’a pas quitté le navire. Je sais qu’elle va fatalement me croiser et je ne dévie aucunement ma marche vers le quai, lui rentrant en plein dans le lard ! Je n’avais pas géré la force que je mettrais dans ma lutte pour sortir et voilà la pauvre dame tombant quasi à la renverse sur la barre métallique ; elle va pour s’accrocher à moi mais je la pousse de plus belle, puis passe mon chemin (Ne jamais trop s’attarder dans ce genre de conflit, les laissant vous hurler dessus alors qu’elles ont voulu jouer à la bouscule !). Sur l’escalator, j’en jubile encore car je revois la mama se précipiter puis être éjectée par ma force masculine. Dieu que c’est bon.

Au retour, et malgré une panne de signalisation, autre cas : je suis assis en face d’un employé de la RATP. Etant plus rapide que moi à la vue d’une grand-mère, il décide de laisser sa place mais en s’y ôtant il percute un bobo algérien à cause du monde; et le type de s’énerver bêtement. Malgré cet enfer, il y a eu quelques complicités ce matin dans le métro, un type s’excusant ou m’ouvrant une porte. A B., ce midi, j’expliquais ma théorie (mimétique soit) du contre-connard. Il est clair que la méthode pédagogique est impossible dans le métro. Je ne suis pas là pour éduquer un individu, et encore moins pour m’attarder sur cela vu les circonstances terribles que nous impose le trafic souterrain.

17 février.

De la même façon qu’on avait honte de voir un fonctionnaire de Vichy dans les années 40, il me vient à l’esprit, dès que je vois un agent de la RATP, de lui demander s’il n’a pas de scrupules à travailler pour une telle déchèterie publique. La RATP marche à la publicité, la communication, le chargement à bestiaux, la désinformation, l’augmentation de ses tarifs, les retards, les grèves, la promotion festive, la poésie de rue, la fête de la musique, l’insécurité, la puanteur et l’indifférence (pour cette dernière elle n’y est pour rien mais y contribue tout de même.).

 

Notre faussaire d’état, Sarkosy, jouait les mystérieux et les pragmatiques devant trois ou quatre blaireaux de journalistes pour repousser son annonce de candidature à l’élection présidentielle, mentant effrontément en disant avec toute la démagogie qui soit que cela n’était ni le lieu ni le moment de parler de projet personnel, et puis le voilà, moins de quinze jours après, avec sa tronche de premier de classe tout gentil, d’annoncer au 20 heures de TF1 devant la godiche blonde et retapée Laurence Ferrari, qu’il le sera. Second mensonge donc, puisqu’en 2007, assis quasiment à la même place, cet empaffé jurait devant la terre entière qu’il ne briguerait qu’un seul mandat. La politique parait encore plus miséreuse que le sexe.

 

Après Les Chtis, véritable arnaque du cinéma français, c’est Intouchables qui émeut la France. Je me le procure en version pirate et ne parviens à dépasser 1h04 minutes. Et pourtant certains films dont Je préfère qu’on reste ami ou Nos jours heureux des mêmes auteurs étaient plutôt bien écrits, tout en humour et délicatesse. Cela pouvait présager quelque chose de bon, surtout avec Cluzet. Mon dieu quelle désillusion. Omar joue la racaille comique et ultra violente et Cluzet est figé dans son rôle d’handicapé sympa ! Cela ne serait rien sans l’inexistence du scénario (c’est en fait une suite de scènes plus ou moins cohérentes entre elles), la longue série de clichés sur les banlieues, l’improbable rencontre toute fabriquée des deux types (malgré une histoire vraie : je demande à voir), et une succession de gags sans profondeur, de répliques de télé mais surtout de démagogie et de pathos à faire se suicider un paralytique. Style : le jeune repris de justice qui change la vie d’un paralytique mondain en lui infligeant joie de vivre et croyance en l’avenir. A mourir de rire ! Comment les deux réalisateurs ont pu tomber si bas, eux qui avaient très bien décrit la solitude et la modernité dans le film cité plus haut avec Rouve et Depardieu. Et comme par hasard ce genre de nullité attire les foules et on s’en vante durant des lustres dans les médias.

 

Isfec Ile de France, rue Notre Dame des Champs. Je suis convié à un déjeuner qui n’est en fait qu’une réunion de travail afin de clarifier la situation de nos deux instituts : L’ISP où je travaille par dépit et les Isfecs, nos partenaires formateurs aux métiers de l’éducation et de l’enseignement du privé. Ayant eu de par le passé quelques frictions avec ces gens, l’un des directeurs a jugé bon de m’inviter, moi et deux autres collègues pour discuter du meilleur fonctionnement autour d’un bon (plateau) repas. Si la réunion est à mille années lumières de m’intéresser, j’observe l’hypocrisie de ces gens arrivant en force (une douzaine, directeurs en tête) sans avoir invité nos propres directeurs. Nous sommes trois minuscules employés devant l’ensemble de la direction de l’Isfec. Mais l’important n’est pas là. En pleine période de gastroentérite et de grippe, tout le monde se sert la pogne, puis plonge ses mains dans les gâteaux apéritifs. J’observe cela alors que j’ai déjà fait trois allers et retours aux toilettes pour me laver les miennes (puisque tout le monde arrive au compte goutte pour me serrer la patouille.). Ma collègue qui a mis ses mains sur la barre métallique du métro les plonge à présent dans les chips et les cacahuettes. Puis au moment de se mettre à table, pas un ne quitte la salle pour se laver les mains. Le b-a-ba de l’éducation n’est jamais respecté. Les choses les plus élémentaires de la vie quotidienne ne sont non seulement plus respectées mais sont bafouées en permanence.

18 février.

Sarkosy inaugurant son QG de campagne rue de la Convention déclare qu’il est satisfait de se rendre chaque matin dans un quartier populaire de Paris. Le XVè arrondissement, plus spécifiquement le quartier de la Convention où j’ai vécu durant deux ans est effectivement un quartier populaire à la vue des millionnaires du style de notre président. On va en avoir de bonnes durant cette campagne qui me fait vomir depuis que l’on connaît le premier candidat à s’être présenté.

21 février.

RER B 13h00, le type assis en face de moi mange ses cacahuettes de façon ragoûtante jusqu’à ce qu’il m’éructe avec la puissance du diable en plein visage. J’esquive d’un réflexe de sportif confirmé, me lève et change de place. Il ne bronche pas d’un poil.

Ligne 5, 16h30, une mama comme on les aime téléphone. Elle parle si fort dans un dialecte incompréhensible que je ne parviens pas à me concentrer sur mon Jan Karski, moi qui comptais le finir durant mon trajet. Cette vieille pie jacte sans cesse, on se demande même s’il se trouve quelqu’un à l’autre bout de la ligne tant c’est un flot d’onomatopées incompréhensibles qui se déverse en continu. Puis au bout de dix minutes infernales ; elle raccroche. Je me crois sauvé. Quelle naïveté ; c’est ignorer la mama postmoderne au nombril plus gros que le ventre. Elle enchaîne oreillette en main (si je puis dire) et relance une autre communication avec sa victime. C’en est trop, je dégage de place. Elle ne bronche pas. On remercie les opérateurs d’avoir créer le forfait illimité. Ils auraient pu appeler vacuité et nombrilisme illimités.

Quel mépris est assez fort pour exprimer l’antipathie que je ressens pour ces gens qui interviennent dans mon quotidien déjà sordide et sans intérêt ?

 

25 février.

Le salon des beaufs : le salon de l’Agriculture. Sarkosy y est dès 9h00 du matin. Pour quelqu’un qui n’a pas cessé de dire qu’il remplirait sa tache de président jusqu’au bout et c’est cela même qui l’empêchait de déclarer sa candidature jusqu’à récemment, le voilà en campagne 24h/24. Le politique est un discoureux. Rien de plus. Telle une femme qui plait, le tout et son contraire lui vont très bien.

Cérémonie abjecte des César hier présentée par le bouffon branché De Caunes. A la manière de la potasserie des Enfoirés, les petits sketchs introduisant les prix ne dépassent pas la kermesse d’un club Med. Pitoyable du début à la fin. Et pour clore la supercherie, Omar Sy, venant de la radio puis de la télé, remporte le prix du meilleur acteur pour Intouchables, film nullissime où il joue son propre rôle de rigolo (lorsqu’il était animateur ou comique télé). Dire que de 1976 à 1982, Dewaere nominé à chaque fois n’a jamais été élu alors que les rôles mentionnés étaient d’une force terrible (La Meilleure façon de marcher, Le Juge Fayard, Série noire, Un mauvais fils, Beau-père…) et qu’on nomme un rigolo qui joue ni mal ni bien, montre bien la régression intellectuelle qui règne depuis 30 ans dans ce pays. D’ailleurs il suffit de voir les acteurs célébrés depuis 15 ans. Cluzet a du attendre un rôle minable chez Canet pour décrocher un prix. Et que dire de Berling qui n’en a jamais eu non plus ! Dewaere battu par Sy, tout un symbole. 

26 février.

Un magazine politique, je ne sais plus lequel des torchons parmi Marianne ou Le Point, a titré en mettant Sarkosy et Hollande en couverture : lequel des deux ment le plus ? Il est assez comique d’observer à quel point les journaux ne sont plus objectifs, prenant des titres très directs, les voulant très premiers degrés, accrocheurs, polémiques et démagogiques. Mais en titrant ainsi, il aurait fallu s’inclure parmi ces deux pantins tragiques. Si les politiques sont contraints de mentir pour être élus, les journalistes eux mentent pour vendre, ce qui est bien pire en fait. Ce sont eux les premiers menteurs, loin devant la flicaille politique.

29 février.

The Artist a encore tout raflé lors de la cérémonie des Oscars. C’est tellement affligeant de voir récompensé (même si cela n’a aucun intérêt) les films portés par les médias et les chaînes télé avec le discours démago qui va avec et qui consiste à dire que personne n’y croyait, que les financements étaient durs à trouver (Penses-tu, avec un producteur comme Langmann !), et que maintenant l’équipe vit un rêve, etc. Bien sûr, cette semaine le film ressort en salles et les veaux français courent remplir les poches des mêmes richards qui se réjouissent de faire du cinéma d’auteur. On vit une époque où seuls les médias (télé poubelle, torchons) reflètent la soi disante pensée ambiante. Personne pour dire haut et fort que remettre un César à Omar Sy est un scandale pour le cinéma, la dramaturgie et le jeu d’acteur tant le film en plus développe des concepts des plus démagogiques voire même à la limite de la tolérance (voir comment le personnage d’Omar Sy violente un type mal garé, menace la fille de Cluzet, se fiche de la musique classique, répète tous les clichés abjectes de la racaille post-moderne) et tout le beau monde médiatique d’applaudir et d’en redemander.

2 mars.

Ma chef, D.G., tyran parmi les tyrans, revenant de vacances (10 jours quant tout le monde a dû plancher comme des veaux) et me reprochant d’avoir envoyé un mail à son supérieur (donc en son absence), rajoute que s’il le faut, nous bosserons nuit et jour pour boucler notre jury rectoral alors que nous sommes encore au bureau à 19h30 passées. J’ai dû annuler mes vacances pour travailler ce jury merdique, et devant l’incompétence de certains services, j’ai perdu un temps incalculable à faire des vérifications qui au final ne serviront pas, le logiciel ayant planté. Je regarde et fixe cette folle du travail et de la reconnaissance en me disant ; « Compte dessus ma grosse, compte dessus.». Le travail dans sa splendeur merdique et pitoyable ; la femme autoritaire dans sa splendeur merdique et pitoyable.

3 mars.

Dans l’émission d’Ardisson, une journaliste, Caroline Poiron, raconte comment son mari a été tué en janvier dernier à Homs lors des bombardements en Syrie et du probable guet-apens dont ils ont été victimes. Son témoignage est juste et précis. Mais lorsqu’elle décrit la mort de son mari, touché par un éclat d’obus, elle raconte qu’il a été tué sur le coup, qu’elle l’a pris dans ses bras, puis qu’elle a eu le temps de prendre deux-trois photos avant de pouvoir l’évacuer. Des photos de qui, de quoi ? Elle assiste à la mort du père de ses enfants durant l’exercice de leur métier et elle prend le temps de faire des photos du ou à côté du cadavre ? Venant d’une femme, cela ne me choque guère aujourd’hui. Elles ont en elles ce supplément d’âme auquel les hommes n’ont pas accès. Une espèce de réalisme sordide en toute occasion. Rupture, deuil, règlement de compte peu importe, leur sensibilité ultra réaliste, à l’abri du moindre risque de remise en cause et de dépression réelle, prend le dessus. Son mec meurt d’un coup, mais son métier passe au dessus ! Et Stéphane Esseil, invité sur le plateau, de la féliciter avec ses mots de bon pépé gâteux. 

5 mars.

Dans La Nuit sera calme de Romain Gary, recueil d’entretiens tout à fait passionnant, il y a cette dichotomie saisissante entre l’évocation de l’adolescent qu’il était et l’aspect politique qui suit. Si le premier nous passionne parce que ce sont des âges bâtards mal vécus et pathétiques, le second nous endort parce que la politique est inintéressante. Et, chose terrible chez tout bon écrivain, une vision prophétique certes mais médiocre et fausse. Lorsqu’il parle de la toute puissance féminine, reprenant le slogan infâme d’Aragon : La femme est l’avenir de l’homme ; reprochant aux politiques d’être des males en rut et macho, de ne pas voir la femme représentée socialement, et donc de la vouloir absolument aux plus hautes sphères de la société et quand on voit en 2012 comment ces mêmes femmes, aujourd’hui au pouvoir, sont bien pires que les hommes. Elles sont voraces, injustes, autoritaires, hystériques, impatientes, etc. Les exemples politiques pleuvent : on voulait des femmes dans l’hémicycle, on les a : Marine Le Pen la néo-nazi, Roseline Bachelot la débile autoritaire, Christine Boutin la catholique coincée, Rama Yade la pire démago libérale qui soit, Michelle Alio Marie la scélérate corrompue, Martine Aubry la chienne de garde, Najat Vallaud-Belkacem la féministe frigide, Ségolène Royale la truffe bourgeoise,Christine Autin la lavandière du crépuscule comme aurait pu la surnommer Philippe Muray. Bref, pas une femme ne vaut la pire crapule politique masculine. J’ai beaucoup plus de respect pour un Guéant que pour une Bachelot. L’un est un réactionnaire de base mais intelligent et raffiné ; l’autre est une chienne de garde faussement sympa mais qui est la pire ploutocrate qui soit (sans aucune culture solide). Le pire c’est qu’on retrouve ces morues dans notre quotidien, au travail, à la télévison. Depuis mes 17 ans, je n’ai jamais eu comme chef direct un homme (à part deux fois où j’ai pu voir leur côté plutôt bienveillant et rarement autoritaire). En centre de vacances, à la médiathèque de ma ville, à la faculté de Nanterre, à Fénelon et maintenant à l’ISP, seules les femmes m’ont donné des ordres (deux m’ont viré d’ailleurs), et la plupart étaient d’une débilité sans nom. Elles veulent tellement se venger de l’oppression qui caractérise leur sexe (et qu’elles assument encore très bien : ménage, éducation des enfants, objets sexuels, vacances) qu’elles surpassent en autorité primaire les hommes dont elles pensent encore qu’ils sont la cause de leur infériorité sociale. Pour se mesurer à eux, elles ont besoin de pouvoir et de richesse. Si une femme pense cela, c’est déjà la rabaisser davantage qu’avant 1948 puisqu’elle se met sur le même plan économique masculin qu’elle combat. Notons d’ailleurs que le droit de vote des femmes a porté des types comme Pompidou, D’Estaing, Mitterrand, Chirac et Sarkosy au pouvoir, de vraies crapules modernes dont pour les quatres derniers, de sacrés queutards.

Bref, Gary est bien plus passionnant lorsqu’il évoque la pauvreté sociale, morale, sentimentale et sexuelle de l’adolescent meurtri qu’il était que devant son analyse politique française.

7 mars.

M’étant jusqu’à présent démerdé pour ne jamais occuper de boulots autres qu’étudiants, me voici depuis octobre dans le monde du travail, le vrai, le pire, le monde abject sous la forme de la répétition quotidienne. Quel enfer que le monde du travail (qui s’oppose en fait au travail). Avoir une tâche n’est pas honteux en soi, c’est le monde de cette tâche qui est infect. Les directives des directeurs, les contraintes d’un fonctionnement, la fréquentation des supérieurs et des collègues, les heures supplémentaires, l’inintérêt de la plupart des obligations à exécuter. Tout cela est méprisable, honteux ; et si l’homme fait ainsi depuis la nuit des temps, c’est qu’il est voué intellectuellement à le supporter. C’est dire la bassesse de son âme. Mon principal soucis dans ma vie est ce travail, et quelque part tout travail où rien ne peut me motiver pour supporter l’horreur de mes journées. Pas une femme désirable, pas un homme humble, pas une activité intellectuelle, rien. Le monde du travail est abyssal de par sa vacuité, sa perversité, sa réelle capacité à ruiner un être. Il fausse les rapports humains (combien de collègues sommes-nous contraints de fréquenter en permanence et s’ils devaient mourir demain, ne nous feraient éprouver qu’une compassion de circonstance ?), économiques, sociaux, existentiels. Le travail est à la vie sociale ce que l’existence est à la mort. Une magnifique et somptueuse supercherie censée nous illusionner sur le temps qui passe (le travail ne procure aucun souvenir profond) et l’occupation sur terre (l’homme s’ennuie sans travailler). En bref, il est fait pour les gens banals, la masse qui se lève et se couche et dont je fais scandaleusement, avec toutes les peines du monde, partie. Et tel un cancer qui vous ronge, il est impossible de s’en dépatouiller sans commettre l’irréparable : la mort pour le cancer, le chômage pour le travail.

10 mars.

Toujours dans l’émission d’Ardisson, cette jeune femme de 30 ans ultra diplômée et qui sort ses mémoires de femme de ménage. Elle explique cela très bien. Elle est contre tout ce foutoir (que je vis en ce moment) de relations de bureau, d’horaires débiles, de stress, de compétitivité et décide de faire un travail purement alimentaire où elle réussit cependant à y trouver son compte, ayant par son éducation et durant son enfance, des prédispositions au rangement et au nettoyage. Et ce gros beauf de Mélanchon de contester gentiment, précisant qu’il y a un gâchis de talent qu’elle pourrait transmettre. Ce gauchiste post-moderne n’a même pas compris le centième de la philosophie de la jeune femme : le refus du travail organisé, des relations forcées de collègues et des contraintes sur la vie quotidienne. Et au lieu d’appuyer le fait que le travail est aliénant, celui de l’entreprise, de l’effort, de l’obligation, de la compétitivité, il vente ses vertus sur tous les points. Et ça se veut gauchiste et révolutionnaire !

12 mars.

Combien de gens ont une vie purement organique, aseptisés qu’il sont par leur propre reproduction, leurs occupations primaires (se nourrir, copuler, déféquer, dormir), et le gain d’argent qui permet de subvenir à leurs besoins. Je rentre de mon travail, tout aussi intéressant que descendre les poubelles ou faire ses lacets, et sur le chemin du retour, j’observe des gamins jouer au ballon sur la place du marché. Une jeune mère de famille, algérienne, assez mignonne rentre avec sa fille quand tout à coup le ballon atterrit violemment à deux pas d’eux. Voyant la balle arriver, je sens le choc arriver mais non, elle rebondit juste à côté. Pas une réaction des deux personnes, mère et fille alors que la balle en cuir était à deux doigts de leur fracasser le visage. Même pas une remarque aux gamins qui se sentant fautifs ne se sont pas excusés et ont déserté l’endroit pour ne pas être vus sur le moment. Elles ont passé leur chemin comme si de rien n’était. Organiquement programmées.

16 mars.

Premier jour de vrai beau temps. 22 degrés. Les femmes aiment ça. Elles se trémoussent en tout sens, habillées pour la plupart comme des catins branchées sur les ondes de l’hystérie et du grotesque. Et quelque part, c’est davantage leur attitude provocante et assurée que leur tenue à proprement parlé qui excite autant qu’elle énerve. On nage en pleine pornographie symbolique, en pleine luxure inatteignable.

En rejoignant Y. Place des Vosges, on voyait tous ces seins briller au soleil et ces starlettes anonymes se dandiner du cul comme si de rien n’était. Bien évidemment, les mecs qui les yeutent comme des vautours appeurés ne peuvent que rester dans leur slip, dépités et assommés par tant de beauté impossible, offerte au grand air et inaccessible.

En cherchant Vie et mort d’Emile Ajar, je discute avec un libraire qui s’est installé l’an passé juste derrière le parc qui se trouve dos à la Sorbonne. Sa librairie est assez sympathique et reflète le Paris des quais, des brocanteurs et des collectionneurs. J’y achète Derrière cinq barreaux pour l’offrir. Voyant qu’on est en train de construire des places de parking « Autolib’s » devant sa devanture, je lui demande s’il n’est pas au bord de la crise cardiaque. Il m’explique que le dossier de demande de subvention pour sa librairie faite à la mairie de Paris a été refusé car il ne s’inscrivait pas dans une idéologie postmoderne style : Librairie de la poésie, Librairie des fleurs, Librairie branchée, Librairie des Jeunes, etc. Muray est mort, il ne peut plus parler de ces atrocités. Je le fais à sa place, toujours avec l’idée que ces gens nous tueront comme ils ont tué Paris et sont en train de lobotomiser les cerveaux des jeunes générations. Même le libraire, au demeurant sympathique, trouvait l’autolib un service écolo et pratique ! Muray avait repéré, et ce, dès les années 70-80 cette idéologie sous-jacente, festive, libérale et fasciste. L’ennui, c’est que les dictateurs chamalo style Delanoë, en démago hypocrites qu’ils sont, se cacheront toujours sous une pensée de gauche classique. Et combien de crétins approuveront...?

18 mars.

J’ai 34 ans. J’invite six personnes à marquer le coup, chez moi autour d’une bouffe. L’un d’eux ne peut me confirmer sa venue, et ce jusqu’à deux heures avant le début. L’un annule à 13h30 ; l’autre à 17h30. Je demande à celui qui ne pouvait confirmer de ne pas venir. Du coup, on se retrouve avec ma femme et mon ami de lycée. Logique.

 

20 mars.

Un fou furieux djihadiste flingue de sang froid trois mômes et un père d’élève à Toulouse. Quelques jours plus tôt, il éliminait trois militaires. De ce fais divers sanglant et religieux, on ne retient qu’une chose : « le plan écarlate » (qui suit l’habituel plan rouge) déclenché par le ministre de l’intérieur, soutenu par son président. Je pensais naïvement que c’était encore une expression de nos journalistes, mais non, elle vient bien des communicants idéologues.  

Quelle couleur nous mettront les politiques quand le crime sera pire que cela ? Quel plan ? Rouge sang, rouge betterave, plan pourpre ? En 2012 on en est au plan écarlate. C’est déjà pas mal.

22 mars.

Le « Serial Sniper » s’est fait flinguer. Ou plus précisément, le détraqué a sauté par la fenêtre face à l’intervention du GIGN. Le 21 mars ces cons de journalistes disaient l’intervention imminente histoire de ne pas perdre les quelques millions de téléspectateurs qui restaient figés devant leur écran, réclamant le sang qui leur était dû, devant une image inerte d’une rue noire (l’éclairage ayant été coupé, et les journalistes mis à distance) et un plan fixe. Or il a fallu attendre 10h30 ce matin pour buter le psychopathe dont on a appris après coup qu’il a filmé, au moyen d’une caméra DV accrochée à sa ceinture tous les crimes qu’il a perpétrés. Quelle société atteinte ! Journalistes, politiques, criminels. Dans le même sac. [1]



[1] J’oubliais les religieux. Quelques jours plus tard, le père du détraqué mental attaquait la France, soutenu par l’avocat du frère de la victime, interpellé peu après, qui criait au scandale en portant plainte contre le GIGN d’avoir flingué de sang froid un être innocent et qui se rendait aux forces de l’ordre.

1er avril.

François Hollande lors d’un énième meeting. Avec son côté tribun artificiel, il se prend pour Jaurès. Le type est assez risible. Il ressemble bien à un candidat mais davantage de télé réalité. A propos de cela, il a sorti une phrase digne des plus belles inepties des candidats écervelés qui peuplent ce genre d’émission : « Je ne suis pas un candidat comme les autres. Déjà parce que je ne suis pas le candidat sortant. ». Ce type qui se dit intelligent prend-il conscience de la bêtise de cette phrase ? S’il y a bien un candidat différent des dix autres, c’est bien celui-là, le seul sortant de tous les prétendants !

4 avril.

Je remarque cette chose assez dingue. Aujourd’hui, par deux fois j’ai dû changer de wagon. Ce matin en allant travailler, un clochard s’est subitement installé émanant une odeur insoutenable (je ne l’avais pas vu puisque dans le métro j’ai les yeux rivés sur mon livre) mais la puanteur était telle que je me suis éloigné, avant de changer de wagon à la station suivante. Du wagon entier, nous étions deux à le faire. Ce soir, alors que j’ouvre la porte du métro pour entrer, je sens une odeur bizarre et aperçois de suite une veille dame dans un état de délabrement terrible qui sentait à plein nez. Je fais demi tour de suite et me précipite dans un autre wagon. Or le wagon dans lequel était cette pauvre dame était plein à craquer. J’ai souvent remarqué cela. Même lorsque l’odeur est insoutenable, les gens préfèrent se masquer le nez dans leur écharpe plutôt que de fuir le wagon. Ils sont assis ou ont trouvé leur place, ils n’en bougeront plus.

22 avril.

A. et moi participons au dépouillement du premier tour. Il y avait cinq tables de quatre. Au début personne ne se parle. Puis arrive le moment du compte et là l’ambiance devient plus légère. Puis passés les résultats, alors que durant une heure nous avons partagé un moment, les différents participants se quittent sans un au revoir. (ce fut le cas de ma table et de celle de A. où personne ne s’est salué en disparaissant). L’individu ne s’intéresse pas à son semblable. C’est pour cela qu’il a besoin de contexte de rencontre pour se sociabiliser, sans ça, les êtres restent parfaitement indifférents les uns les autres.

J’ai moi-même dépouillé mon propre bulletin offert à Cheminade, seul gagnant en arrivant dernier de cette fumisterie démocratique. Sur 844 votants dans le bureau 14 que j’occupais, deux seulement ont voté pour lui !

Durant la journée entière les télés étaient branchées dans quelques bureaux de vote. Le vide sous tous ses angles était scruté et commenté par les journalistes ! Ces beaufs hallucinants sont les rares corporations à ne prendre aucune distance avec leur travail. Ces vauriens de l’image commentaient des faits aussi profonds que le dessin d’un gosse de CP.

 

15 mai.

D. G., doyenne de la faculté où je travaille. Elle n’est jamais là, annule des rendez-vous au dernier moment, ne donne pas de nouvelles quand elle s’absente. Mais quand elle est là, donne des ordres à tout le monde, et veut que ce même monde s’accorde à ses désirs. Une vraie femme de pouvoir en fonction. Une tornade de 62 ans avec sourire de convenance, tailleur des années 30, odeur de veuve esseulée, et tyrannie hitlérienne. Beau spécimen de la femme au pouvoir. Au moins Hitler hurlait dans tous les sens. G., elle, se contente de mitrailler tout le monde avec sa voix douce, son sourire de circonstance et sa coiffure d’adolescente périmée.

Lorsque je me présente devant les gugusses de chaque réunion, j’ai honte de dire que je suis son assistant, j’ai l’impression de collaborer avec la Gestapo.

19 mai.

Fin des élections présidentielles ; fin du despotisme médiatique et début de la dictature de gauche. Déjà on parle de faire faire aux instituteurs la semaine de cinq jours. Et personne pour parler du temps qu’ils mettent à préparer leur enseignement… nécessaire à ce fameux cinquième jour et du salaire qui dépend des heures qu’ils faisaient déjà.

 

25 mai.

Vincent Payon, ministre de l’éducation nationale, déclare être avant tout le ministre des élèves…[1]



[1] . Puis maintenant celui des profs depuis que deux d’entre eux se sont faits tabasser quelques jours après la rentrée !

6 juin.

J’assiste à mon premier licenciement. Je suis convoqué pour être témoin de cela. Je vois la responsable mentir sur les raisons de l’éviction. Puis chacun retourne travailler le plus tranquillement du monde. Le monde du travail, ce monde délirant et abject.

24 août.

Mort de Jean-Luc Delarue d’un cancer de l’estomac. Ce dernier avait annoncé son arrêt de mort aux médias en décembre 2011. Drogué notoire depuis des années, il avait commencé en 2011 une cure de désintoxication. Mais à 48 ans, ses excès ont eu raison de sa santé.

En ne mettant pas de côté la tristesse d’une telle disparition et d’un combat impossible contre un cancer foudroyant, la mort de cet homme résume assez magnifiquement notre époque, à la fois sans pitié et vaine.

Publicitaire, animateur télé, producteur, homme d’affaire, Delarue représente ce qu’il y a de pire à la télé, et dans cette société basée sur le fric et l’image. Requin assoiffé de pouvoir et d’argent, animateur des pires nullités télévisuelles, producteur d’émissions avilissantes, son succès et sa chute résument l’inanité de sa propre existence. Et que font les médias ? Ils encensent le disparu en annonçant sa mort en premier titre de chaque édition et en passant 25 minutes à l’évoquer. Drucker, l’homme le plus inintéressant de la planète, vient parler de son fils spirituel, homme peut-être encore plus inintéressant que lui en disant qu’il avait su plaquer ses émissions sur la réalité de la vie (émissions absolument immondes consistant à faire venir des anonymes pour les faire déblatérer leur pauvre vie tout en exploitant leur misère sociale ou affective devant des millions de spectateurs sanguinaires) alors qu’il s’agissait bien du contraire, la société actuelle s’étant plaquée à cause de ces pauvres diables surpuissants assoiffés d’audimat et de gloire sur la réalité de la télé.

D’un point de vue extérieur, le non-destin de cet animateur (avec sa tête de premier de classe et son air d’abruti fini et cynique lié, à mon sens, à sa surconsommation de cocaïne et d’alcool) est d’une tristesse infinie. Promotion fulgurante, lumière des projecteurs, enrichissement personnel sur un service public, le type est si dépendant des pressions qu’il s’est lui-même infligées qu’il en vient à se droguer comme un fou, à péter les plombs, à faire des dépressions, à se faire virer de la télé (suite à des démêlés avec la justice ; trafic de drogue, insultes à personnes), le tout en diffusant une image des plus lisses de lui-même, qu’il chope un cancer qui le tue en moins d’un an. Et pas un seul de ces camarades hypocrites (défilant aux différents JT toute la journée qui avouaient prendre des nouvelles de lui par « texto ») pour souligner l’immense inanité de tout cela. De l’animateur célèbre et jalousé, il devient lui-même l’un des personnages pathologiques qu’il interviewait de manière pseudo compatissante lors de ses émissions en prime time.

Lui-même, maintenant disparu, parait presque plus digne que ceux qui lui rendent hommage comme ce paltoquet de Dechavanne venu pleurnicher au journal de France 2. Terrible époque de vide et de non sens.

A côté, la mort de ce pauvre Philippe Nikolic fait figure de véritable destin brisé et prend tout son sens. C’est dire.

28 août.

La mort de la littérature est effective en 2012. Pas un auteur, pas un roman, pas un livre qui ne vaille le déplacement en cette rentrée de septembre; en témoignent la pauvreté des titres des romans paraissant et polluant les étalages des éditeurs:

Les Lisières, Une certaine fatigue, Théorème vivant, La Jouissance, La Théorie de l'information, Le Bonheur conjugal, L'Inconnue de la Seine, Romance. Inutile d'y faire figurer les auteurs de ces mascarades, ils disparaissent eux-mêmes dans la banalité de leur titre.

1er septembre

La Direction des ressources humaines. Déjà Muray se fichait de cette expression typiquement postmoderne. Celle de ma boîte pourrait s’intituler la direction des grandes ressources inhumaines faisant tout pour que mon départ (pourtant justifiable et fait dans les règles) soit un calvaire avec arrêt maladie non payé, tentative d’étouffement de mon désir de partir, puis préavis interminable.

Cindy Crawford pose actuellement à plus de 40 ans pour la marque prolétaire CetA. Déclin de l’âge oblige…

Intouchables, film immonde et démagogique sur le handicap, vient de dépasser en fréquentations Amélie Poulain, devenant le film français le plus vu en France. Amélie Poulain annonçait à coup de fanfaronnades l’intrusion de la publicité, du kitch, du romantisme et du courant réactionnaire (le personnage d’Amélie étant une petite dictatrice sans pitié) dans le cinéma actuel. Je me souviens qu’à l’époque, certains qui osaient critiquer le film étaient taxés d’intolérants et de ringards. M’enfin on pouvait le critiquer. 10 ans après, il n’y a aucune critique négative possible sur Intouchables et le film (qui a basculé sur le politiquement correct du traitement des minorités, les rendant d’un coup majoritaires et consensuels) est devenu un fait de société au même titre que ces mêmes minorités (noirs, handicapés, homosexuels, etc.) sont devenues la pensée commune (perdant leur côté transgressif et unique). Esthétiquement, le film est même pire qu’Amélie. Quand le déclin ne cesse de progresser, on en arrive à célébrer une œuvre de mauvais goût et prônant même des idées souvent hallucinantes (qui justifient la médiocrité et la violence du personnage joué par Omar Sy). Et pas un intellectuel pour démonter ce film et le dire en public.

 

3 septembre.

Rentrée des bourins. Et de la RATP qui commence dès ce lundi à s’excuser pour la gêne occasionnée tout en augmentant ses tarifs mensuels pour lesquels elle ne s’excusera jamais, pas plus qu’elle ne le fera sur les conditions inadmissibles dont elle fait voyager ces pauvres moutons que nous sommes quand nous nous rendons sur notre lieu de torture.

19 septembre.

J’apprends que le salaire de ma remplaçante sera supérieur au mien de 500 euros ! L’Institut Catholique de Paris, s’appelle cette association de malfaiteurs. Cette misérable DRH (dont il est ici inutile de nommer les noms, se multipliant à échelle délirante sur notre planète) m’avait refusé toute augmentation depuis mon entrée en fonction (octobre 2011) et ce malgré des demandes écrites de ma responsable et voilà que celle que j’ai fait embaucher a pu négocier ces 500 euros supplémentaires. Et ces débiles profonds me gardent jusqu’au 19 octobre. Quelle écrasante puissance maléfique que le monde du travail, (qui a mis le seul mec à peu près humain de la boîte en arrêt maladie pour dépression, pression morale et surmenage).

Au retour, dans le métro, une femme à la poitrine bondissante se fait reluquer par un type qui rentre dans le wagon. Je l’observe de mon siège, son regard oscillant entre les seins et le visage de la femme (35 ans). Impossible de se concentrer sur son journal gratuit ou son itinéraire, le type revient sans cesse sur cette paire inadmissible avec un regard de haine, de violence, de désir, de terreur, d’impossibilité, de frustration, de solitude, de manque, de dévoration. L’aguicheuse se fait pressée et se tire au bout de trois stations. Puissance et gouffre infranchissables.

Dans cette société où le travail nous bouffe comme des hamburgers, et où les femmes se font caresser qu’en soirée bourrées ou sur Internet, quelle passerelle restera-t-il à l’homme sain, seul et sensible ?

20 septembre.

Seul Dupont-Aignan s’insurge contre la violence et les menaces des intégristes musulmans face à la liberté d’expression (plutôt les opinions politiques) de Charlie Hebdo. Celui que les médias ont pris pour un crétin durant la campagne présidentielle est le seul qui ne craint pas de se faire égorger par les fanatiques en ces temps abjects. Rendons lui hommage car tous ses collègues de droite ou de gauche ont des discours des plus démagogiques sur l'affaire des caricatures.

29 septembre

Même à 15h00 ce vendredi, les directeurs de la ligne 4 (en programmant un métro toutes les cinq minutes) défiaient les chargements qu’Eichmann organisait vers la Pologne. Tous coincés les uns contre les autres entre ceux qui se croient seuls et d’autres qui n’ont de quoi s’agripper et qui trébuchent contre vous. Seule la destination changeait.

 

30 septembre.

Testament de Jean-Luc Delarue dévoilé : 30 millions d’euros amassés sur le service public. Le commentaire est inclu dans l’annonce.

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