2013-2014

16 novembre.

L’équipe de France de football a perdu son match aller de barrage pour la coupe du monde contre l’Ukraine 2 à 0. La fin de la seconde mi-temps fut quelque peu chaotique avec deux expulsions, dont l’une côté français avec une tarte qu’un joueur a mise en pleine tête d’un Ukrainien. Bref, je m’attendais aux réactions stupides des journalistes stigmatisant au fond l’esprit bourgeois et supérieur d’une équipe, en fait, techniquement plus faible que son adversaire. Mais ce qu’il faut retenir, c’est la puissance du sport dans un monde où ce dernier pourrit dans la finance et les enjeux économiques délirants. Les commentateurs présageaient une victoire logique de la France devant la modeste équipe ukrainienne et patatras, la lucidité et le pragmatisme des Jaunes ont eu raison de l’hégémonie médiatique des Bleus et voilà nos français contraints de réaliser l’exploit mardi en match retour en gagnant 3 à 0 ou 2 à 0 avec penalties gagnants. S’il se prenne un but, c’est cuit. Conclusion, même en haute sphère sportive les puissants perdent encore sur les plus faibles, et c’est une belle leçon de foot que j’ai pu voir hier, d’un œil tout en avalant mes spaghettis ! Quant aux bleus, ils peuvent dire au revoir à la Coupe du monde, ce qui est sans importance, il y a trois ans, il la boycottaient tout en y étant !

19 novembre.

Les Bleus lui disent finalement Bonjour en créant l’exploit de battre les pauvres Ukrainiens 3 à 0 ! Et là encore, le sport dépasse les enjeux (même si ce soir, ils étaient grands puisque les annonceurs craignaient des pertes énormes en cas d’absence tricolore) médiatiques ! Le match fut assez prenant et les Bleus ressoudés à bloc. S’ils n’étaient pas dopés ce soir, il faut les respecter d’avoir véritablement renversé la situation en s’engageant comme rarement ils l’ont fait.

28 novembre.

Ci-joint la réponde consternante, consensuelle, démagogique et honteusement fausse d’un stagiaire de France 3 concernant mon message sur la campagne d’affichage d’Un village français, une série télévisée sur l’occupation. Toute l’époque est inscrite dans cette réponse !

Bonjour,

Fidèle téléspectateur de France 3, vous exprimez votre mécontentement au sujet de la campagne de lancement de la cinquième saison de la série « Un village français ». Par ailleurs, vous êtes déçu du choix de la ligne éditoriale établie par la chaîne en matière de programmation.

Je vous remercie d'avoir pris le temps d'écrire à France 3 pour faire part de vos remarques.

Tout d'abord, je tiens à vous assurer que le respect de la personne et de la dignité humaine constitue l’un des principes fondamentaux du cahier des charges de la télévision publique.

De fait, la campagne publicitaire à laquelle vous faites allusion, avait pour but d’interpeller le public pour le lancement de la saison 5 d’« Un village français », et ce en produisant un impact fort par le biais d’un jeu de mots. Ainsi, il n'y a rien d'irrévérencieux dans cette campagne : l’agence a repris des mots et des codes de la série ; elle traite de la deuxième guerre mondiale, en s’attachant à aborder le sujet avec modernité et audace.

Les messages "Vous allez devoir vous libérer", "vous allez être occupés", " en 1943 : il y avait déjà du réseau" interpellent avec leur double sens tandis que la typographie et les fonds font référence aux messages des résistants apposés à la peinture blanche sur les murs, les surfaces métalliques, les arbres… Il était important également d'incarner les personnages phares dans leur diversité et leur complexité.

S’agissant du manque de programmes culturels que vous évoquez, France 3, chaîne de service public, s’efforce de diffuser des émissions aux contenus variés tels que « Tout Peut Changer », un décryptage des grands sujets de société actuels animé par Laurent Bazin, « Des Racines & Des Ailes » et « Le Grand Tour », tous deux présentés par Patrick de Carolis, « Thalassa », qui se consacre au monde de la mer et animé par Georges Pernoud, ou encore « Faut Pas Rêver », une émission qui part à la découverte des pays lointains et des rencontres sur le monde, animée par Tania Young. Viennent s‘y ajouter des documentaires d'Histoire ancienne et contemporaine comme « Histoires immédiates », « Docs interdits », « Pièces à Conviction »,  animé par Patricia Loison, ou bien encore « L'Ombre d'un Doute », présenté par Franck Ferrand et qui se focalise sur l'Histoire de France.

Ainsi, la chaîne prend à cœur de rendre compte des actualités régionales, nationales, et internationales en conjuguant plaisir et découvertes. Elle met en perspective, montre les implications des événements, leurs conséquences sur la vie des citoyens, en approfondissant les situations, leurs dimensions, leurs particularités, tout en s’efforçant d’être le vecteur d'une expression pluraliste permettant à chacun de s'exprimer librement.

J’ai fait suivre vos remarques à la direction des programmes afin qu'elle en prenne connaissance. Vos suggestions et observations sont utiles pour permettre à la chaîne de vous proposer des programmes qui répondent à vos attentes.

Je vous remercie de votre fidélité et vous souhaite d'agréables moments en compagnie des programmes de France 3.              

Bien cordialement,

Franck Vautier
Directeur délégué en charge de la communication Relationnelle

1er décembre.

Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier. Assez bien écrit et magnifiquement interprété par une équipe de choc (Lhermitte en tête, déjà si bon dans Une affaire privée). Et de choc, il fut question lorsque retentit comme un cheveu sur la soupe L’Aziza de Daniel Balavoine. A ce moment, je sais que les gens qui me connaissent, qui m’aiment, qui ne m’aiment pas, qui me fréquentent, qui ne me fréquentent plus penseront à moi. Je pense à C.L. qui ira voir ce film et qui entendra Balavoine comme le spectre des années que nous avons vécues ensemble. Elle se prendra la voix de Daniel qui ira peut-être percer ses tympans devenus insensibles à tout appel, à tout message, à tout cri, à tous les SOS.

5 janvier 2014.

Moi qui ai une vision désastreuse des femmes, je recommande The Game de Neil Strauss. Parfait manuel obsessionnel et intelligent de la femme en tant que proie et démon sexuel. Strauss était un type banal dont le principal souci était de ne jamais parvenir à conclure avec une femme. Après la rencontre d’un certain Mystery, gourou hors pair en séduction, et un travail d’orfèvre sur la question, le voici devenu le plus grand dragueur du siècle, condamné à séduire et à coucher avec quiconque serait sur son chemin. Au prix d’une méthode d’approche et de conversation à la fois basique et efficace (demandant un cynisme et un courage absolus), il vampirise la naïveté bidon de la nana en créant une atmosphère de confiance basée sur des teste psychologiques à deux sous et des manipulations enfantines, et les voici en train de succomber comme des mouches (renvoyant une image encore plus délétère de la psychologie humaine que j’en avais, bien qu’il ne s’agisse ici que de femmes qui fréquentent boite, café et club de streap-tease.). Le livre est à la fois passionnant (car bien écrit et assez efficace) et écœurant (les femmes n’étant que des demi-débiles qu’on amène au sexe avec délectation). En ce début d’année où il va falloir se remettre à bosser (dans tous les sens du terme), le contact épidermique va encore être frustrant, injuste et épuisant.

 

 

 

6 janvier.

Il va falloir effectivement jongler entre la clairvoyance d’un Soral, à la mode en ce moment mais idéologiquement problématique, et toute la saloperie progressiste des Valls, Hollande, Delanoë, Belkacem qui vont nous terrifier avec leurs lois abêtissantes, festives et autoritaires au nom de leur idéal socio-libéral à vomir. Le tout au milieu de collègues insignifiants, de patrons malfaisants et de petites lycéennes aux seins obsédants. L’enfer sur terre.

9 janvier.

Mes prévisions étaient justes. Valls, énorme crétin suant, décide d’interdire les spectacles de Dieudonné, dénonçant l’aspect perturbateur public et antisémite du personnage. (C’est là que la crétinerie d’un politique prend tout son sens, c’est il y a 15 ans qu’il fallait l’interdire, quand il n’était déjà pas drôle dans le show-business !). Du coup, tout le monde y va de son petit avis. Seul Zemmour, type on ne peut plus cultivé et efficace, démontre que la gauche bien pensante est en train de censurer le symbole de leur création black, blanc, beur ! Et tel Frankestein ne gérant plus son monstre (ça c’est moi qui le rajoute), elle décide de le détruire. Si Dieudonné n’est pas drôle (c’est un comique grotesque, bien loin de Coluche), Valls l’est encore moins en faisant de l’antisémitisme non avéré, l’ennemi à plaquer sur tout le monde critiquant le judaïsme et à combattre. Et toute la gauche millionnaire bien pensante d’aller assassiner en direct le pauvre comique (Le pire étant tous ces animateurs de télé affligeants qui y vont de leur petite condamnation lyrique.) Même Nabe, l’ancien perturbateur, y va de son petit côté moralisateur ! Dur de vieillir dans ce monde parisien (Avant Sollers, totalement gâteux, aujourd’hui Nabe, à 55 ans, coiffé comme un enfant de cœur avec la bedaine triomphante hurle au conspirationisme.).

10 janvier.

Au moment où la course a débuté, j’ai pensé à celui, encore vivant, qui venait de souhaiter la bonne année aux siens, et qui allait s’élancer à toute vitesse dans le désert. Et le voilà aujourd’hui refroidi pour l’éternité. Un motard belge de 50 ans que l’on a retrouvé sans vie à côté de sa moto. 11 è Paris-Dakar fatal pour lui. Encore un mort durant cette course diabolique.

19 janvier.

Hollande parrainant la crépusculaire féministe Najat Belkassem condamnant juridiquement et financièrement les clients de prostituées à la seule raison que ces méchants pervers dégradaient la condition de la femme ; voici le gros patapouf trompant devant la France entière (que dis-je le monde entier) Valérie Traiwailer avec une actrice un peu plus jeune, Julie Gayet. La cocue bourgeoise ayant passé une semaine à l’hôpital devant la violence de la réalité dialectique. La gauche morale (mais surtout moralisante) représentée par ce triple débile (gaulé par un journal à sensations alors qu’il se rendait casqué chez la maîtresse pour tirer son coup) en prend à son tour un sacré (de coup) autant que l’image de la femme trompée, humiliée, délaissée (le vilain garnement n’étant allé qu’une seule fois à son chevet). Curieusement, la dévote Belkassem, pourtant porte parole du président libertin qui couche avec plusieurs femmes en même temps, reste silencieuse… Ce gouvernement de gauche est la représentation diabolique et cynique du festivisme libéro-moral tellement bien analysé par Muray et qui ne sait que faire devant la basse réalité (celles des pulsions, des mensonges, des pressions). 

13 février.

En tombant sur les Mémoires de guerre de Churchill, je pense à mon père qui cet été me disait le plus grand bien des mémoires de De Gaulle. Du coup, je lui achète pour son anniversaire, puis le temps d’un instant fugace, au moment de payer à la caisse, je regarde le nombre de pages et me demandant aussitôt si à 67 ans bientôt, il aura le temps de le finir…

 

 

21 février.

Insurrection populaire à Kiev, en Ukraine. Au-delà de toute l’hypocrisie qui recouvre les J.O. de Sotchi, et la manière piteuse qu’ont les états européens de gérer le conflit et les morts qui s’entassent, l’histoire de la jeune infirmière ukrainienne, Olesya Zhukovskaya, tombant sous les balles, montre à quel point le tragique universel (la mort) se confond avec la bêtise de notre époque (la communication marketing). Etant sur les lieux pour, j’imagine, s’occuper des blessés ou manifester, une jeune infirmière prend un pruneau en pleine gorge et a ce réflexe typiquement postmoderne, celui maintenant banal de prendre son portable. Elle écrit sur Twitter : « Je meurs. », devenant en un clic la victime expiatoire et la martyre symbolique de l’insurrection. Après enquête, les journalistes apprennent qu’elle a survécu après une opération. Et notre gros balourd de journaliste, le dénommé Bruce Toussaint pour ne pas citer cet ersatz de reporter empaffé de rajouter : « Nous restons tout de même dans l’incertitude car depuis la jeune infirmière n’a pas twitté ! » Tu penses, après une opération à la gorge, la pauvre débile doit encore être quelque peu dans le coletard ! Mais rassurons-nous, si elle vit, elle twittera[1] ! Aujourd’hui, le réflexe ultime quand on va mourir n’est pas de tenter de s’en sortir, voire de mourir dignement, mais de s’afficher sur les réseaux asociaux, portable en main, comme le cliché de cette jeune crétine (rendant hommage aux J.O. avec son casque de ski), qui d’un côté se touche la plaie saignante mais qui de l’autre reste braquée sur son portable qu’elle sert dans sa main pour écrire au monde, ce monde anti-social qui se veut le plus humaniste possible ! A coup sûr, le portable a remplacé le phallus, plus une nana ne baise, mais toutes twittent pour nous le dire ! Et pas un média pour analyser voire critiquer cette façon impudique et démente de récupérer une émeute en pleurnicheries démagogiques. Au contraire, on nous donne des nouvelles de la jeune héroïne en saluant son courage et son sens de la com !



[1] . « Je pense donc je twitte » sera la maxime définitive du 21è siècle. Effectivement, elle vécut et twitta qu’elle vivait !

23 février.

Nous avons les journalistes que nous méritons : Bruce Toussaint, gros débile notoire, parasite de toutes les chaînes télé. Nous avons les présidents que nous méritons : François Hollande, le sociétal.

Ce dernier a décidé de faire rentrer les cendres de quatre résistants au Panthéon. (Pourquoi pas 10, ou 20 ou 100 ?) Deux femmes et deux hommes au nom de la parité, évidemment ! Encore ce prétexte infantile et bien-pensant. Un jour, il faudra créer une loi sur la justice de la parité ! Engueuler ou torturer les sportives françaises (apparemment mauvaises durant les J.O) qui n’ont pu amener autant de médailles que les hommes ; ou disqualifier ces derniers de n’avoir pu s’aligner sur la médiocrité paritaire de leurs consoeurs ! Toujours est-il qu’en période de contestation du pouvoir par ceux qui se réclament comme résistants (et à juste titre), le gros balourd de Hollande remet la Résistance à la mode en en faisant entrer quatre d’un coup dans un temple réservé jusqu’ici aux intellectuels (même Moulin en était un.) Ces socialo-capitalo-festifs n’ont plus que ça à se mettre sous la dent en récupérant des martyrs courageux et héroïques à la seule fin de les inclure dans leur système vérolé. Quel incroyable cynisme stratégique… Et bien sûr, nos quatre dépouilles ne peuvent ressusciter pour cracher à la gueule des vrais collabos d’aujourd’hui leur envie de rester enfouis là où ils sont. En tant que morts récupérés par le libéral-sociétal-fascisme d’aujourd’hui, ils ne peuvent que s’incliner devant des gens qui se prennent pour des résistants alors qu’ils construisent un système ravagé par l’injustice intellectuelle. C’est exactement le même cas que le Jean Prévost écrit par Jérôme Garcin. Un collabo rendant hommage à un résistant qui le mépriserait de son vivant ! Paix aux âmes de Brossolette et ses ami(e)s…

 

28 février.

Césars du cinéma français. Grosse fumisterie bien connue m’enfin ce soir, ils ont fait fort en décorant Guillaume Galienne pour son film autobiographique Les Garçons et Guillaume, à table ! Il y quelques années, on honorait un animateur noir parce qu’il était noir (Omar Sy). Aujourd’hui, on honore un comédien homo parce qu’il est devenu réalisateur homo. En pleine mouvance homosexuelle, il était normal que l’homo rafle tout pour un film mineur au discours quelque peu curieux. Un homosexuel dont la mère impose l’homosexualité avant qu’il ne tombe sous le charme d’une femme ! Une ode à l’homosexualité qui se clôt par une affirmation de l’hétérosexualité (peu crédible au vu du personnage, du reste attachant !). L’auteur de La Vie d’Adèle (qui avait déjà reçu deux Césars pour deux autres films) a été boudé par les bobos du projo suite à une polémique journalistique qui stigmatisait son comportement durant le tournage. Du coup rien ou presque (prix pour la jeune actrice, extrêmement convaincante) pour la Palme d’or 2013 alors que le film est assez abouti et n’utilise pas les clichés idéologiques (pour le coup) sur l’homosexualité. Ce coup ci, l’altérité algérienne n’a pas plu à la sélection postmoderne de Canal +. Un réalisateur qui martyrise ses actrices, c’est pas bien !

M’enfin, on n’y comprend rien. Comment se font les sélections ? On nomme Julie Gayet et Niels Arestrup (qui obtient le César du second rôle) pour Quai d’Orsay alors que Thierry Lhermitte qui fournit un vrai rôle de composition n’est pas dans la liste des concurrents ; et à l’usurpateur Galienne de prendre la statuette ! Bref, nous vivons une époque où les films ne parlent que des minorités, et ce sont ces mêmes minorités qui raflent les prix !

16 mars.

Pics de pollution depuis deux jours. La gauche (qui n’est plus de gauche depuis 33 ans) sous la pression des Verts (qui n’ont jamais été de gauche) décident d’interdire aux voitures aux plaques minéralogiques se terminant par un chiffre pair de rouler demain tout en rendant gratuits les transports en communs ainsi que l’accès aux Vélibs et Autolibs. Les mesures écologistes n’iront pas plus loin que ces aberrations de dernière minute.

Certains spécialistes rajoutant que la pollution aux particules fines découlent en fait des émissions faites par les usines et non les voitures ! M’enfin, l’époque est résumée ainsi. RATP, Velib et Autolibs participent du même combat démacologique. On envoie néanmoins au charbon de la pollution nos citoyens branchés en vélo en ferraille ! Bien fait pour eux !

 

18 mars.

La gauche a décidé que la pollution était terminée ce mardi après trois jours de chaos atmosphérique. Du coup, la RATP, si clémente en gratuité depuis la semaine dernière redevient payante. Et ce matin, 6h30 du mat, pas moins de deux contrôles m’ont été proposés pour rattraper la perte des 16 millions d’euros ! L’ère festive est fasciste, on le savait depuis qu’homo festivus règne à temps plein au sommet de tous les pouvoirs. Ils étaient là planqués comme des rats contents de débusquer leur semblable qui aurait cru à un jour de pollution festive en plus.

21 mars.

Sarkosy a été placé sur écoute par notre gouvernement démocratique populaire de gauche ! Ce dernier de publier une tribune dans Le Figaro afin de critiquer de tels agissements qui ne vont pas sans rappeler, dit-il, la Stasi et son système d’écoute policier et autoritaire. Et Hollande, notre gros pantouflard aussi crédible en démocrate exigent qu’en dictateur communiste (puisqu’il n’est en fait qu’un pantin festif et libéral), de crier au scandale d’une telle comparaison. Il a en partie raison : avant les allemands écoutaient le peuple de peur qu’il s’insurge. Aujourd’hui les nantis s’écoutent entre eux, de même que l’ancien président écouté a beaucoup écouté quand il était aux fonctions. A présent ça tombe sur lui et il se rend compte à quel point ces manœuvres sont peu reluisantes. Notre démocratie s’écroule par ce jeu permanent du médiatique et du scandale grossier des puissants impuissants.

 

29 mars.

Philippe Tesson, critique mondain et inculte qui parasite les médias depuis 30 ans, a déclaré à la radio l’autre jour qu’un type comme Soral devait être exécuté et qu’il était prêt à le faire. Ce dernier, ostracisé, interdit d’antenne depuis trois ans suite à ses thèses socio-historiques a pu voir hier, invité à une grande émission télé sur le service publique ce même Tesson (qui appelle donc au meurtre) invité au même titre qu’un acteur ou qu’un chanteur. Notre démocratie, ploutocratie plutôt aime ce genre de contradiction permanente. Droit de cité aux incultes qui appellent au crime et silence pour les insoumis cultivés. Classique du système que dénonçait notre Sarkosy à propos des écoutes…

 

Mon statut relativement ingrat de CPE implique de suivre les élèves à la trace. L’un d’eux, sorte de racaille bourgeoise insupportable et hyper actif, me donne un billet de la RATP pour justifier un retard. Je scrute le document qui est truffé de fautes d’orthographe. Je soupçonne de suite l’élève, du reste nul en orthographe, d’avoir fabriqué ce document. Ce dernier, montant sur ses grands chevaux, m’affirme le contraire. Entre le mensonge permanent des élèves et la médiocrité de la RATP, j’avoue que j’hésite et que je suis coincé.

Je conserve le document et vais quelques jours plus tard au guichet RATP où ce petit nerveux me dit l’avoir pris. A Chevaleret, à 7h45 du matin, j’explique à l’employé la raison de ma présence, lui demandant de confirmer la provenance du justificatif.

 

-          Oui, oui, ça vient de moi,  nous ne mettons plus de tampon, nous laissons le matricule du guichetier.

-          M’enfin c’est truffé de fautes de niveau CE2, êtes-vous sûr cher monsieur qu’un employé de la RATP a pu écrire cela ? Rétorque-je.

-          Oui, d’ailleurs, c’est sûrement moi qui ai fait ces fautes, tout le monde fait des fautes, surtout à la RATP… Pas vous ?

-          Non pas moi. Mais cela me confirme ce que je pense de votre entreprise.

-          Et vous pensez quoi ?

-          Que c’est la pire de France, assurément. Vous devriez faire un petit stage dans mon école, je vous ferai un prix !

 

 

Et malgré notre échange, nous nous quittons en nous serrant la main, le type en question étant de bonne constitution et peut-être d’accord avec moi.

3 avril.

Dure semaine pour les gens qui comme moi étaient jadis de gauche. Anne Hidalgo, une Delanoë en pire, c’est-à-dire en femme, remporte la Mairie de Paris et va pouvoir continuer ce que son mentor lui a appris durant 15 ans.

Au lendemain, Hollande constituait peut-être le pire gouvernement que la gauche n’ait jamais connu jusqu’ici. Valls en premier ministre et Belkacem en dirigiste de la jeunesse pour ne citer que les plus emblématiques de l’époque

19 avril.

Jour de départ en vacances. On attend 6 millions de véhicules sur les routes. Mais pas d’annonce de pic de pollution, ni de plaque paire et impaire. Non on laisse partir nos futurs consommateurs bien tranquillement. La pollution, c’est juste pour embêter les non-vacanciers les jours de semaine !

 

21 avril.

Deux journalistes d’Europe 1 ont été libérés après 10 mois de détention en Syrie. Outre l’autocélébration de tout gouvernement se mettant en scène en accueillant les ex-otages et qui a aucun effet sur sa popularité ou son efficacité, ce sont les anciens détenus qui posent problèmes. A l’instar des guignols Stéphane Ghesquière et Stéphane Tapioner eux-mêmes libérés en 2011 comme s’ils revenaient d’un séjour à Bali, les deux héros revenus hier développent cette même mentalité de vainqueur attardés mentaux. Le plus vieux des deux, un certain Didier François, sorte de crétin fini, imbécile heureux qui nous reparle sempiternellement de la fonction du journaliste qui se doit de repartir sur le terrain avec son air hébété de prof de « com » (d’ailleurs ces deux illuminés de l’info ont repris le travail dès le lendemain face caméra histoire de montrer à la France entière leur détermination et leur engagement). Comment décrire le discours tellement banal du journalieux radiophonique ? Son air de gros bonnet toujours positif qui semble revenir, malgré des conditions sûrement difficiles de détention, d’un stage à Canal +, irrite celui qui se souvient avec émotion de Kaufmann, Carton et Fontaine qui certes étaient restés 3 ans au Liban mais qui sont revenus dans un état calamiteux et déphasés par rapport au système médiatico-politique ; alors que les deux pantins d’hier avaient l’impression d’avoir couru le marathon de Boston[1] puis d’avoir répondu aux journalistes venus les interroger ! L’important c’est qu’une fois libérés, on n’entend plus parler de ces pitres. Qui parle aujourd’hui de Aubenas, la chienne de garde de la détention et même de Ghesquière et Tapioner, les deux analphabètes de l’action ?

Reste que la corporation piteuse des journalistes reste très cynique quant aux tractations faites pour libérer ces deux cancres ? Leur réponse étant que l’essentiel était de les avoir libérés, peu importe la manière… Encore une bonne dose de crétinerie journalistique de notre époque de bisounours attardés.

Le soir à la télé, France 2 diffuse une émission sur Anne Sinclair. Deux heures tout de même pour raconter l’itinéraire d’une journaliste de TF1. Parcours classique de l’arriviste ambitieuse amoureuse du pouvoir, bref, rien d’étonnant et de passionnant jusqu’à l’affaire DSK. Entre temps, ses amis milliardaires qui témoignent parlent d’une femme prête à vivre dans la précarité (Suite à ses 18 mois de chômage après son éviction d’une chaîne publique !). Rien que ça ! Avec un héritage de plusieurs millions d’euros, j’aimerai affronter de manière chevaleresque toute précarité !

Ensuite, elle se fait interroger et déclare sur les faits reprochés à son mari dans la chambre que ce fut un acte, je cite : « infantile, un acte qui n’était pas à la hauteur du destin qu’il ambitionnait ». Toute l’incompréhension de l’homme et de la femme est dans cette phrase. Le gros DSK a cru (comme chacun l’aurait cru) qu’il aurait pu fourrer cette grosse mama, déjeuner avec sa fifille et repartir en France annoncer sa candidature à la présidence. Mais le drame a montré ce qu’est un homme : un fourreur compulsif prisonnier de son désir qui va au-delà de toutes les convenances sociales, politiques et économiques. Il voulait gouverner la France mais c’est avant tout sa bite qui l’a gouverné et du coup privé de gouvernance ! L’acte sexuel banal avec une bonniche dans une chambre n’est pas à la hauteur de son destin, précisément par ce qu’il est au dessus de tout destin ou presque ! Fourrer c’est le destin d’un homme, quel qu’il soit et quels que soient ses ambitions !

La femme, elle, naïve (et calculatrice comme l’a été la perverse Nafissatou Dialo qui s’est servie de cette aubaine pour enfoncer un puissant) sur cette question, a cru que son mari était fidèle[2], malgré les rumeurs et les tromperies avérées, et surtout a montré un amour guerrier pour le sauver avant de l’abandonner puisque la réalité de sa sexualité commençait à lui montrer quel homme il était. C'est-à-dire un homme assumant ses fantasmes.

Bref, en femme adaptée au monde qu’elle adore, elle a affronté avec l’orgueil qui caractérise toute femme, et qui plus est de pouvoir et de communication, une situation vertigineuse, terrifiante et intimement bouleversante avec le courage et la force d’un monstre. Au lieu de s’écrouler et de laisser le non-violeur injustement en prison, elle a triomphé (avec l’argent, toujours au centre de sa vie, des millions de dollars dépensés pour la liberté du queutard) de l’injustice. La femme est une adaptée sociale avec des rêves de princesse et des ambitions de requin. L’homme est un fourreur asocial avec des rêves de baiseur et de pouvoir pour assouvir ses penchants pour la beauté féminine. Et le monde se construit autour de cette fracture démentielle, de cette incompréhension des sexes, de ce fossé libidineux.

 



[1] Marathon de Boston qui un an après les attentats meurtriers a accueilli 9000 participants de plus. Comme quoi Alquïada est une formidable publicité pour l’héroïsme américain !

[2] . Tout comme Trierweiler qui refusait de croire aux rumeurs pourtant de plus en plus fondées sur l’infidélité de Hollande.

22 avril.

L’inénarrable Didier François fait toutes les télés depuis sa libération. Avec sa tête de chien fou et ses mouvements de clown tragique, il nous montre à quel point son discours faussement positif est d’un ridicule terrible. Voici quelques inepties inhérentes à sa nature de journalieux du crépuscule prises sur une chaîne Info :

« Je ne pensais pas à la mort en permanence, c’est le risque des zones de guerre, on a fait un choix. »

« Ce n’est pas un groupe religieux, mais un groupe criminel. »

« Le passé est le passé, ça ne va pas non plus me traumatiser comme un boulet. »

« Si on commence à penser à la mort, on se met en vrac avant que ça n’arrive. »

« On a eu de la chance de sortir. »

Bref, le type se prend pour un héros modeste tourné comme tout crétin professionnel vers son avenir amateur. Pendant ce temps, des ravisseurs massacraient un otage G. Rodrigues Leal.

Son compagnon de cellule, le photographe qui l’accompagnait, 23 ans est bien plus discret et sensible. D’ailleurs, depuis sa libération, on ne le voit plus.

1 mai.

Je regarde une émission politique évoquant la défaite de Jospin le 21 avril 2002 (d’ailleurs toutes les tronches qui nous gouvernent aujourd’hui étaient de campagne avec le dernier politique intéressant de gauche). Invités sur le plateau, Jean-Marie Le Pen, restant le type qui a le mieux analysé cette défaite, avoue que son équipe n’était absolument pas prête (pas plus que son programme !) pour gouverner et qu’une victoire n’était de toute manière aucunement envisagée. Dire que la seule manifestation à laquelle j’ai fichu honteusement les pieds était celle de l’entre-deux-tours de 2002. Pardonnerai-je un jour au jeune naïf que j’étais alors ?!

11 mai.

Fait inessentiel, inintéressant, mais post-historique et de notre époque tellement médiocre ; celle journalistique et bien-pensante, celle médiatique et fascisante : Conchita Wurst est un travesti à barbe qui vient de gagner l’Eurovision ou comment la médiocrité anthropologique croise le ringard traditionaliste ! Cela devait arriver puisque les médias, organe de propagande principal sur l’indifférenciation sexuelle, recèle de ses trouvailles toujours plus vulgaires et scandaleuses. Toujours est-il que dans les flash d’infos, y compris du service publique, on fait un sujet sur la tarlouze barbue (opérée ou non, ça on ne le dit pas, il y a encore des tabous), en y allant de son petit discours démagogique et teintée de tolérance. Oui c’est un progrès de voir un tel phénomène de foire être propulsé ainsi mais il y a aussi ce discours réactionnaire qui consiste à critiquer ce genre de transformation biologique. Car selon Maître Mass Media, celui qui critique le transgenre répugnant et faussement rebelle est forcément le réac de base. Se scandaliser de la banalisation des névrosés qui transforment leur corps en prônant l’indifférenciation et la mutation sexuelles (qui plus est en montrant un résultat répugnant physiquement) est un acte réactionnaire… Glorifier la médiocrité à tous les niveaux (musicale, physique, éthique, biologique, anthropologique) est le grand message du tolérant moderne occidental que Laurent Delahousse qui lance le sujet du haut de son costard branché de chez France 2 représente assez magnifiquement. Ci après, Delahousse et Wurst, symboles d'une époque médiocrissime. Le beau et la bête, l'hétéro et l'homo, le genre et le transgenre, le tolérant et le trans, le bobo et la bébette, le virile et la virile, le fantasme des femmes et le fantasme du bobo; bref, deux déchéances se croyant humains en action.

12 mai.

En voilà un autre grand assoiffé de médiocrité, mon patron, fidèle à sa fausseté qui le définit structurellement. Après deux jeudis fériés qui sautent dans nos semaines de torture, le voilà pérorant contre le lundi de Pentecôte en voulant l’annuler et faire pointer ses esclaves. Pauvre être dépendant de son bureau, de son ordinateur, de ses discours de convenance et de ses sbires au garde à vous.[1]



[1] . Ce crétin définitif a même contraint une jeune prof à rattraper les trois jeudis fériés où elle n’a pu faire cours.

15 mai.

Ce même être ignoble nous convoque ma collègue et moi. Après avoir discuté deux heures avec elle il y a deux jours, la traitant de simple secrétaire qui n’a pas le statut de directrice adjointe qu’elle occupe aujourd’hui – la pauvre effondrée de se faire humilier alors qu’elle ne compte pas ses heures et est au four et au moulin en permanence finit par craquer en se mettant à pleurer dans le bureau – il finit par nuancer ses propos en se levant et lui faisant un « calin » puis se contredisant toutes les cinq secondes en inventant des théories du complot, trouvant des bouc émissaires, critiquant à tout va. Le travail: cette vache maigre des relations humaines… Cette pitrerie tragique… Cette métonymie de l’absurdité d’être. 

21 mai.

Quand l’aire post-historique vient sonner à ma porte et polluer ma boite aux lettres (par l’association Immeubles en fête), on obtient « La Fête des voisins. », création démoniaque de la gauche festive. Heureusement, la pluie est prévue le 23 pour ennuyer nos joyeux festifs prêts à se parler vendredi et s’ignorer comme il est de coutume en Ile de France le reste de l’année. Ce moment convivial servira lorsque je rentrerai déprimé du travail et tétanisé par le pique nique à dire à mes chers voisins qu’on ne fume pas dans les halls d’immeuble, qu’on ne laisse pas traîner ses ordures ménagères sur son paillasson et que le local poubelle n’est pas un dépotoir et sert tout bonnement aux poubelles. Je leur dirai également que mon jardin n’est pas un cendrier pour les mégots qu’ils balancent de leur balcon quand ce n’est pas la fumée de leur clope qui de ce même balcon me parvient jusqu’à ma chambre quand j’ouvre la fenêtre.